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Transports

Dominique Bussereau : "cela fait des mois que nous disons que le 80km/h pouvait être géré différemment !"

mercredi 16 janvier 2019 à 16:08 Par Gérald Paris, France Bleu La Rochelle

Emmanuel Macron se dit prêt à être moins rigide sur la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires. Des exceptions locales sont maintenant envisagées. Une souplesse que souhaitait depuis longtemps Dominique Bussereau, le président de la Charente-Maritime.

Dominique Bussereau, le président de la Charente-Maritime
Dominique Bussereau, le président de la Charente-Maritime © Maxppp - Gérald Paris

Charente-Maritime, France

A l'heure du grand débat, Emmanuel Macron est prêt à revoir sa copie sur plusieurs dossiers, quitte au passage à désavouer un peu son premier ministre qui s'était beaucoup engagé sur la mise en place généralisée du 80 km/h sur les routes secondaires sans terre plein central. 

Sur l'autel de la sécurité routière, avec pour principal objectif de faire encore baisser le nombre de morts sur les routes, les panneaux avec des limitations à 80 km/h fleurissaient au bord de nos routes. Sauf qu'entre temps, le mouvement des gilets jaunes est passé, et que cette limitation est bien souvent contestée par une partie des gilets jaunes, mais aussi et surtout, depuis bien longtemps, par certains élus. 

"Cette généralisation n'avait aucun sens"

Des maires, des députés et parfois des présidents de département comme Dominique Bussereau en Charente-Maritime pour qui cette généralisation n'avait aucun sens, et ne s’adaptait surtout pas aux réalités locales. L'ancien secrétaire d'état chargé des transports, sous l'ère Sarkozy mais aussi sous la présidence de Jacques Chirac, n'a pas manqué de le souligner sur Twitter.  

Dominique Bussereau, président de l'association des départements de France, s'en expliqué plus en détails sur France Bleu La Rochelle.  

Dominique Bussereau le président de la Charente-Maritime

" Je suis assez partisan des politiques de sécurité routière, j'en ai mené auprès de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. La limitation de vitesse ne me gêne pas. Simplement depuis le début, nous disons, on aurait pu faire la même chose, réduire la vitesse sur les axes dangereux, mais en l'adaptant département par département par un travail en commun entre les autorités de l'Etat, l'autorité départementale qui gère le réseau routier, les sapeurs pompiers qui connaissent l'accidentologie, tout comme les gendarmes. Je vais prendre un exemple dans le département de la Charente-Maritime : on va à quatre voies à 110 entre La Rochelle et Rochefort, au sud de Rochefort, en allant vers Royan, on a une route de grande qualité avec des bas côtés très larges sur lesquels on peut très bien rouler à 90. Et c'est vrai qu'après quand on arrive dans le Marais, juste avant Royan, il est logique là que la vitesse soit à 80 du fait des conditions particulières de route. Donc on aurait pu faire quelque chose d'intelligent, qui ne braque pas les gens et qui améliore la sécurité routière."