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Transports DOSSIER : Contournement de Beynac

Dordogne : plus de 250 personnes devant la préfecture pour dire non au contournement de Beynac

samedi 2 décembre 2017 à 16:18 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord

Nouvelle démonstration de force des opposants au contournement de Beynac ce samedi 2 décembre à Périgueux. Ils étaient plus de 250 rassemblés devant la préfecture pour dénoncer le déni de démocratie après l'avis favorable rendu par l'enquête publique et appeler la préfète à geler le projet.

Les opposants se sont rassemblés devant la préfecture pendant plus d'une heure.
Les opposants se sont rassemblés devant la préfecture pendant plus d'une heure. © Radio France - Benjamin Fontaine

Malgré la colère qui les ronge depuis des mois, les opposants au projet de contournement de Beynac avaient le sourire ce samedi 2 décembre devant la préfecture de Dordogne. Ils étaient entre 250 et 300 à Périgueux pour faire entendre leur voix à la préfète de Dordogne, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. Elle doit décider dans les prochains jours de donner ou non son feu vert au démarrage des travaux.

Le soutien de l'opposition départementale

Dans la foule réunie devant le grand portail de la préfecture, des pancartes affichent la couleur. "Moratoire!" "Mort aux ponts!" "Non au gaspillage d'argent public" "Touche pas à ma vallée". Au bout de ces pancartes, des Beynacois venus en bus de leur commune du Périgord noir, des militants de la Sepanso, de la France Insoumise, d'Anticor réunis dans le collectif "Sauvons la vallée de la Dordogne". Au moins trois élus de la majorité municipale de Périgueux sont venus écouter les prises de parole. Nelly Perraud-Dausse, Elisabeth Darthancet et le premier adjoint Laurent Mossion, également conseiller départemental d'opposition. "Je ne suis pas sûr que l'opposition soit à vos côtés sur tous les combats mais sur celui-ci nous sommes là. _Les 32 millions de ce projet peuvent être investis ailleurs,_' a assuré l'élu de droite.

Le maire de Beynac, Alain Passerieux, a pris la parole pour expliquer, selon lui, l'inutilité de la déviation. - Radio France
Le maire de Beynac, Alain Passerieux, a pris la parole pour expliquer, selon lui, l'inutilité de la déviation. © Radio France - Benjamin Fontaine

L'un des opposants historiques à ce contournement, Kléber Rossillon a lui aussi pris la parole pour démontrer le ridicule, selon lui, des écrits des commissaires-enquêteurs qui ont rendu leur rapport après l'enquête publique menée durant l'été. "Les deux ouvrages d'art seront selon eux des facteurs d'attrait touristique et ils disent que la déviation sera quasiment invisible de Beynac, personne ne peut le croire !" Argent public mal dépensé, inutilité du projet, certains militants ont aussi dénoncé les risques pour l'environnement. "On favorise une nouvelle fois l'utilisation de la voiture et on touche à des lieux préservés. C'est une honte !" s'indigne Maryline.

Le président de l'association Anticor, pour l'éthique en politique et contre la corruption, le juge Alain Bressy a appelé la préfète à "être responsable". "Le droit n'a pas été respecté, ce serait un beau signe pour la démocratie qu'elle gèle le projet, demande un moratoire et montre qu'elle écoute les citoyens qui s'expriment ici et qui se sont exprimés dans l'enquête publique."

Les manifestants se sont séparés après plus d'une heure de discours. Avant la dispersion, Michel André, le président de la Sepanso a invité les opposants "à préparer des vêtements chauds et des couvertes" car "le combat n'est pas terminé et il pourrait durer encore jusqu'en janvier, février, mars". Comme en début d'année, les membres du collectif pourraient en effet installer une Zad, une zone à défendre sur les lieux où doivent démarrer les travaux.

Michel André, président de la Sepanso : "le combat n'est pas terminé" - Radio France
Michel André, président de la Sepanso : "le combat n'est pas terminé" © Radio France - Benjamin Fontaine