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Transports

Une nouvelle application de covoiturage pour les salariés dans la Drôme et en Ardèche

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Objectif : que les salariés viennent ensemble au travail, et pas chacun dans sa voiture individuelle, pour leur permettre de faire des économies, mais aussi de préserver l'environnement.

L'application a été lancée en présence d'élus, de salariés, et des représentants de Klaxit.
L'application a été lancée en présence d'élus, de salariés, et des représentants de Klaxit. © Radio France - Léo Corcos

Drôme, France

L'application a été présentée lundi à Saint-Vallier, pour la Drôme, et mardi à Privas, pour l'Ardèche. Mais en réalité, cela fait deux semaines que Klaxit est disponible en Drôme-Ardèche. François Dulac, contrôleur de gestion à Novocéram, est même déjà conducteur sur Klaxit. Il en est l'un des plus fervents défenseurs.

"Je fais 24 kilomètres par jour entre Saint-Barthélémy-de-Vals et Laveyron. Je fais un plein et demi par mois, ce qui représente 120 euros par mois. Pour le travail, le nombre de kilomètres par mois est colossal, les coûts aussi, donc si on peut diviser par deux, c'est non-négligeable", explique-t-il. Même son de cloche chez Rachel Caty, la directrice des ressources humaines de Novocéram. 

"On a vu avec les gilets jaunes la colère des gens sur l'augmentation des prix du gazole. Avec cette application, on leur permet de réduire les coûts. Ça crée des solutions pour les salariés, et ça les met en contact ! Le matin, on se rend compte qu'on se suit tous, alors pourquoi prendre 15 voitures quand on peut en prendre moins ?"

Répondre à une "double urgence"

Chacun a son rôle (et son intérêt) à y trouver : pour Klaxit, le système mis en place ; pour les entreprises, travailler ensemble pour créer un véritable réseau de covoiturage ; pour la communauté de communes, chapeauter et financer une partie du dispositif ; pour les salariés, faire des économies et moins polluer. 

"Quand vous faites une trentaine de kilomètres par jour et que vous êtes au SMIC, ça revient cher à la fin du mois, avec le prix de l'essence. Et la plus importante part de pollution sur notre territoire, c'est le déplacement sur route. Donc on répond à une double urgence : l'urgence climatique, apporter des solutions pour la transition écologique, et en même temps, faire faire des économies aux salariés sur leur temps de trajet. C'est gagnant-gagnant", se réjouit Pierre Jouvet, président de la communauté de communes Porte de DrômArdèche.

Le président de Porte de DrômArdèche, Pierre Jouvet, a présenté le projet face à quelques salariés. - Radio France
Le président de Porte de DrômArdèche, Pierre Jouvet, a présenté le projet face à quelques salariés. © Radio France - Léo Corcos

Il y a déjà 210 inscrits sur nos deux départements. "L'objectif, c'est de multiplier ce chiffre par deux pour avoir un réseau suffisant. Mais on veut surtout démultiplier les covoiturages auprès des entreprises et du grand public", ambitionne François Fantin, responsable développement Auvergne-Rhône-Alpes chez Klaxit. Une application vraiment orientée sur les trajets domicile-travail, donc majoritairement à destination des salariés. 

"Maintenant, il est aussi possible de faire d'autres trajets que celui domicile-travail, par exemple pour aller manger ou pour faire des courses", complète-t-il. François Fantin prévient tout de suite : "ça ne fonctionne pas sur un modèle Uber. C'est limité à deux trajets par jour, et il y a un partage de frais entre conducteur et passager."

L'application est en expérimentation pendant un an en Drôme-Ardèche, et pour attirer du monde, la communauté de communes Porte de DrômArdèche a investi pour rendre les trajets gratuits, sur son territoire, pour les passagers, et ce jusqu'au 31 décembre. Les conducteurs, eux, seront rémunérés deux euros par trajet et par passager. Au 1er janvier 2020, le trajet coûtera un euro pour le passager, la rémunération du conducteur ne changeant pas. Notez par ailleurs qu'au-delà de 40 km, il faudra donner dix centimes de plus par kilomètre supplémentaire.

Les coûts sont à hauteur de 27.000 euros, dont la moitié provenant du programme européen LEADER. Le reste est à la charge de la communauté de communes, ce qui permet de faire baisser les prix pour les passagers et de rémunérer les chauffeurs. Le but étant, par cette participation, d'inciter les gens à utiliser cette application.

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