Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 100 trains endommagés chaque année par des animaux sauvages

mercredi 30 janvier 2019 à 20:07 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne et France Bleu Auxerre

Les collisions entre la faune sauvage et les trains représentent chaque année la moitié des chocs enregistrés par SNCF Réseau en Bourgogne-Franche-Comté. Pour y remédier, l’entreprise ferroviaire travaille en partenariat avec les chasseurs.

En quête de traces d'animaux le long de la voie ferrée Dijon-Beaune
En quête de traces d'animaux le long de la voie ferrée Dijon-Beaune © Radio France - Jacky Page

Fixin, France

En Bourgogne-Franche-Comté, on déplore chaque année une centaine de collisions entre des trains et des animaux sauvages. Avec 50% des chocs, cela représente la cause principale des collisions. SNCF Réseau a engagé depuis novembre dernier un travail en partenariat avec les fédérations de chasseurs, pour cibler les zones à risque et étudier les aménagements à mettre en place sur les 150 kilomètres de lignes les plus exposées. 

Une visite sur le terrain était organisée ce mercredi 30 janvier, à Fixin le long de la ligne Dijon-Beaune, où des « coulées », zones de passage à travers la végétation, ont été repérées à proximité des voies, avec des traces d’animaux. Dans le champ à côté, des zones retournées témoignent du passage de sangliers à la recherche de vers de terre.

Des aménagements possibles

Adeline Dorbani, directrice régionale du pôle développement durable de SNCF Réseau, évoque quels sont les aménagements possibles. On peut d’abord maîtriser la végétation le long de l’emprise ferroviaire, pour éviter que des bosquets trop denses n'attirent les animaux en quête de refuge. Dégager les abords de la voie ferrée permet aussi à la faune sauvage d’avoir plus de visibilité, et de mieux anticiper l’arrivée d’un train. 

On peut aussi installer des systèmes d’avertisseurs sonores quand un train arrive, ou éliminer les obstacles qui empêchent les animaux de traverser directement les rails, et les contraignent à longer longtemps les voies, avant de trouver une sortie de l’autre côté. Les grillages, tels que ceux qui protègent les lignes à grande vitesse, sont difficilement envisageables sur le réseau classique. Outre le coût prohibitif, et les difficultés de mise en oeuvre, cela implique une maintenance rigoureuse. Blaireaux et sangliers ont tôt fait d'endommager les clôtures.

Un technicien désigne une zone où les animaux s'engagent sur les voies - Radio France
Un technicien désigne une zone où les animaux s'engagent sur les voies © Radio France - Jacky Page

La proximité des voies ferrées, zone refuge pour la faune sauvage

On peut bien sûr effectuer une battue, mais un sanglier, ça n’en fait qu’à sa tête, et rien ne l’empêchera de revenir si l'endroit lui convient. De fait, le long d’une voie ferrée, on ne peut pas chasser. Ces secteurs deviennent donc des refuges pour les animaux, surtout comme ici à Fixin, où ils trouvent de l’eau, de la nourriture et des fourrés pour s’abriter. Pascal Sécula, président de la Fédération régionale des chasseurs, fait remarquer qu’on peut passer à une dizaine de mètres d’une harde de sangliers embusquée dans la végétation, sans la voir. Les chiens, eux, les débusqueraient facilement, mais quel chasseur prendrait le risque que l’un de ses chiens passe sous les roues d’un train ?

Un million d'euros de réparations

En tout cas, Jérôme Grand, Directeur territorial SNCF Réseau Bourgogne-Franche-Comté, prend le problème très au sérieux : « il y a deux collisions par semaine. C’est plus de 300 heures perdues pour les voyageurs. Cela provoque des dégâts sur les locomotives. Beaucoup d’instruments électroniques sont dans le nez de la machine. » Ces collisions immobilisent les motrices, en moyenne pendant six jours,le temps des réparations. Réparations dont la facture, pour les TER de la région, dépasse le million d’euros pour l’année 2018.