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Transports

En Côte-d'Or, les patrons prennent le volant pour prévenir les accidents de la route

mardi 29 mars 2016 à 19:24 Par Naïs Esteves, France Bleu Bourgogne

Les entreprises sont très exposées aux risques d'accidents et sont responsables de leurs salariés sur la route pendant leur temps de travail. Alors pour sensibiliser des patrons, le Medef de Côte-d'Or organisait mardi 29 mars un stage de conduite. Au programme : glissades et freinages d'urgence.

Les patrons sont en piste pour prévenir les accidents de la route.
Les patrons sont en piste pour prévenir les accidents de la route. © Radio France - Naïs Esteves

Gevrey-Chambertin, France

Travailler ou conduire ... les salariés n'ont pas toujours le choix. Ils sont nombreux à prendre le volant pour se rendre au travail, sans compter les commerciaux, transporteurs ou livreurs, sans cesse sur la route. Et en cas d'accident, les chefs d'entreprises sont responsables.

Ils étaient donc huit à suivre une formation au centre Centaure de Gevrey-Chambertin mardi 29 mars, intitulée "Appréhender l'accidentologie dans votre entreprise". Au programme de cette matinée organisée par le Medef Côte-d'Or, des cours en salle avec des chiffres sur le nombre d'accidents, des diapositives - comme au code - sur les distances de sécurité mais surtout de la pratique.

Les six voitures s’élancent sur le plateau d'exercice en virage, sur une route mouillée. "Vous partez à 30 km/h et on augmente à chaque passage de 5 km/h", explique Sébastien Vattier, le responsable pédagogique du centre Centaure. Premiers passages. Les voitures tiennent la route. Mais dès 40 km/h, certaines chassent des roues arrières, où de l'avant. "Ça dépend des pneus", fait remarquer le formateur. Laurence s'est fait surprendre : "J'ai décroché une fois". Un dérapage sans danger sur la piste mais elle a déjà eu un accident sur autoroute : "Je ne sais pas si c'était un endormissement ou si la route était humide. Je suis incapable de dire pourquoi je suis allé taper la glissière à gauche et ça m'a renvoyée sur le côté droit."

Les patrons s'élancent pour des freinages d'urgence à 30, 60 et 50 km/h. - Radio France
Les patrons s'élancent pour des freinages d'urgence à 30, 60 et 50 km/h. © Radio France - Naïs Esteves

Mieux connaître son véhicule et ses réactions

Plus de peur que de mal cette fois-ci mais l'exemple montre bien que l'accident est vite arrivé pour Dominique Bureau, huissier à Dijon : "Ça permet de voir les réactions des véhicules par rapport à une pluie importante ou du verglas ou de la neige. On n'a pas l'habitude, on est souvent surpris mais c'est trop tard, on part dans le décors donc là ça permet d'éviter l'accident. Voir plus, peut-être sauver une vie." Alors une fois de retour à son cabinet, il témoignera de cette expérience à ses sept salariés en les incitant à faire un stage : "il faut le vivre pour en prendre conscience", résume Dominique. Mais Laurence à un doute sur l'utilité des exercices au quotidiens : "Je pense qu'on n'a pas ces réflexes. Là, on est préparé mais je ne sais pas si ça peut fonctionner dans les trajets de tous les jours."

II faut le vivre pour prendre conscience qu'un accident est vite arrivé

Dans son pick-up marron, Julien Pinnert a été surpris par le freinage d'urgence : "On n'a pas l'habitude d'écraser le frein comme ça tous les jours." Les passages sur la piste à différentes vitesse permettent de voir les distances d'arrêt. A 30 km/h, les voitures s'arrêtent environ dix mètres après les cônes qui représentent le début du freinage. A 60 km/h, deux fois plus vite, la distance est de quarante mètres : quatre fois plus. A 50 km/h, comme en agglomération, c'est trente mètre, "soit 25% de moins avec seulement dix km/h de moins", résume Sébastien Vattier pour montrer l'importance de réduire, ne serait-ce qu'un peu sa vitesse et donc celles des commerciaux, transporteurs et autres livreurs. "En plus on ne perd pas beaucoup de temps sur les parcours."

"J'ai été surpris par le manque de réactivité de nos voitures."

Cette formation a déjà été suivie par les seize employés de Rodolphe Cairol, des ingénieurs surtout dans le domaine de la sidérurgie. Et selon ce patron, ça marche ! "Ils ont tous leurs points, font très attention, ne ramènent pas de PV ... Ils sont responsabilisés", résume ce patron très fier. De quoi inspirer les autres participants qui vont inciter leurs employés à venir faire cette formation.

Dérapages et feinages d'urgence pour sensibiliser les patrons aux accidents.

Après les exercices, les patrons peuvent échanger sur leurs impressions. - Radio France
Après les exercices, les patrons peuvent échanger sur leurs impressions. © Radio France - Naïs Esteves