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Transports DOSSIER : Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Notre-Dame-des-Landes : dernier grand oral à Matignon

vendredi 12 janvier 2018 à 14:38 - Mis à jour le vendredi 12 janvier 2018 à 16:52 Par Typhaine Morin et Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Dix élus du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest on parlé avec le Premier ministre Edouard Philippe du dossier Notre-Dame-des-Landes, avant la décision définitive qui sera annoncée avant la fin du mois. Tous sont favorables au transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique.

10 élus des Pays de la Loire sont à Matignon pour parler de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
10 élus des Pays de la Loire sont à Matignon pour parler de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes © Radio France - Antoine Denéchère

Paris, France

Le Premier ministre Edouard Philippe a reçu ce vendredi après-midi dix élus du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, parmi lesquels Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée, Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, Philippe Grosvalet, président socialiste du conseil départemental Loire-Atlantique, ou encore David Samzun, maire socialiste de Saint-Nazaire. 

Les élus reçus par Edouard Philippe et Nicolas Hulot, à Matignon - Radio France
Les élus reçus par Edouard Philippe et Nicolas Hulot, à Matignon © Radio France - Antoine Denéchère

"Rétablir quelques vérités"

Tous sont favorables au projet de transfert de l'aéroport de Nantes Atlantique, et espèrent bien "rétablir quelques vérités". Plusieurs d'entre eux entendent remettre en question le rapport remis par les médiateurs en décembre. Après avoir reçu d'autres élus de Mayenne et de Bretagne, c'est la dernière réunion avant une décision définitive dans le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 

Après une heure de discussion, la maire de Nantes a quitté Matignon à 15h15. Ce départ anticipé était prévu : Johanna Rolland était attendue à Nantes à 18h30 pour des voeux de quartier. Le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a lui aussi dû partir. Avant de prendre le chemin de la gare, Johanna Rolland a dit vouloir une décision rapide. "S'il y a un point sur lequel les pro et les anti-aéroport sont d'accord, c'est que cela n'a que trop duré. Il y a donc une urgence, un impératif à décider."

Démocratie, industrie, économie et emploi

Johanna Rolland a aussi déroulé les arguments qu'elle a défendus devant le Premier ministre et le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui participait aussi à cette réunion. "Ce n'est pas sérieux de faire croire à la France qu'on pourrait réaménager Nantes-Atlantique en deux ans." Par ailleurs l'élue estime que de nouveaux collectifs se mettraient en place, avec des recours, et "ce serait la même chose, on repartirait pour 10 ans". 

Autre argument développé par Johanna Rolland : la consultation de juin 2016. "J'entends que ce référendum est contesté, mais nous avons tous fait campagne, les pro comme les anti. Nous avons donc accepté le principe" de la consultation et respecter son résultat "est un enjeu démocratique", a souligné Johanna Rolland. Autres points soulevés par l'édile : le développement de l'industrie (et notamment Airbus), l'économie et l'emploi. 

"Nous avons vu un Premier ministre très à l'écoute, comme il l'a été avec tous ceux qu'il a reçu jusqu'à présent, quels que soient leur opinion", a poursuivi la maire de Nantes. Le Premier ministre a assuré les élus que "la décision n'est pas prise". 

A la sortie, Philippe Grosvalet, le président du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest et du conseil départemental de Loire-Atlantique, "n'imagine pas que le président" abandonne un projet "soutenu par toutes les collectivités, validé par 179 décisions de justice et un référendum". 

Le Premier ministre a de son côté évoqué une "discussion riche et apaisée". La décision sur l'avenir de l'aéroport de Nantes a été promise avant la fin du mois de janvier. 

Deux minutes de retard

Un peu plus tôt, le Premier Philippe Edouard Philippe est arrivé au pas de course pour participer à cette réunion qui a débuté un peu après 14h. 

300 millions d'euros d'indemnités

Avant la réunion, Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée, défendait une fois de plus la construction d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, "pour le développement du Grand Ouest, mais aussi pour le respect de la démocratie et de l'état de droit". Le Républicain fait allusion à la consultation de juin 2016, lors de laquelle les électeurs de Loire-Atlantique s'étaient prononcé à 55% en faveur du nouvel aéroport. Par ailleurs, Bruno Retailleau a rappelé que si le projet était abandonné, Vinci, qui a signé un contrat avec l'Etat pour la construction et l'exploitation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pourrait demander autour de 300 millions d'euros d'indemnités.