Transports

En été, les dépanneurs tourangeaux multiplient par deux leurs interventions sur l'autoroute A10

Par François Desplans, France Bleu Touraine samedi 12 août 2017 à 17:00

Pascal Camara, dépanneur agrée sur l'A10 depuis 23 ans. Il intervient entre Tours-Nord et Neuillé-le-Lierre
Pascal Camara, dépanneur agrée sur l'A10 depuis 23 ans. Il intervient entre Tours-Nord et Neuillé-le-Lierre © Radio France - François Desplans

Pannes, crevaisons, accidents... Depuis le début de l'été, les dépanneurs multiplient par deux leurs interventions sur l'A10, l'autoroute des vacances. Sur les week-ends de chassé-croisé, ils font plus d'une vingtaine de sorties par jour.

Chaque dépanneur agréé par Cofiroute intervient sur un secteur donné de l'autoroute A10. Le but, arriver sur zone en moins de 30 min. Nous avons suivi le garage RD 10 de Monnaie. Deux dépanneuses et trois chauffeurs dont Pascal Camara, 23 ans de métier.

Avec l'électronique embarqué dans les voitures, les pannes d'aujourd'hui sont bien souvent plus compliquées à réparer qu'avant"

Ce garage n'intervient qu'entre Tours Nord et Neuillé-le-Lierre. Une portion de 20 km seulement. Et pourtant, chaque année, il réalise pas moins de 1 200 sorties. Pour des pannes, des crevaisons ou des accidents. Surtout les week-ends d'été, période de grands départs en vacances où les interventions sont multipliées par deux.

La panne la plus classique, et peut-être la plus idiote, c'est la panne sèche, la panne d'essence. J'en vois deux à trois fois par semaine. Celle qui m'a le plus marqué ? Une voiture arrêtée au péage. Impossible de tourner le volant, la colonne de direction avait rompu d'un coup. Heureusement, ça s'est passé au péage, sinon..."

Pour cette panne d'essence, un simple remorquage jusqu'à la station la plus proche aura suffi - Radio France
Pour cette panne d'essence, un simple remorquage jusqu'à la station la plus proche aura suffi © Radio France - François Desplans

Un travail sous haute sécurité

Gilet jaune, gyrophare, la sécurité est LA priorité pour les dépanneurs. Intervenir sur l'autoroute est très risqué, surtout la nuit. On estime à un quart d'heure, pas plus, la durée de vie sur la bande d'arrêt d'urgence. Pascal Camara n'a jamais eu d'accident, mais des frayeurs oui. Heureusement, il peut compter sur la protection des patrouilleurs de l'autoroute, les fameux "hommes en jaune."

Le côté gratifiant du métier ? Voir le sourire des gens quand on arrive pour les dépanner. C'est la fin de la galère pour eux. En quelque sorte, on est un peu leur sauveur."