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Transports

En Haute-Vienne, c'est la panique dans les centres de contrôle technique

mercredi 16 mai 2018 à 13:57 Par Boris Loumagne, France Bleu Limousin

A partir du 20 mai, le contrôle technique change en France. Il sera plus complet, plus long et un peu plus onéreux. Voilà pourquoi de nombreux automobilistes se ruent dans les centres de contrôle avant l'entrée en vigueur des nouvelles modalités.

Depuis quatre semaines, Cédric Bonnet enchaîne les contrôles techniques
Depuis quatre semaines, Cédric Bonnet enchaîne les contrôles techniques © Radio France - Boris Loumagne

Le Vigen, France

Avec l'arrivée des nouvelles modalités du contrôle technique, à partir du 20 mai, les garages de Haute-Vienne ne désemplissent pas. Les automobilistes entendent profiter encore quelques jours de la souplesse de l'actuel contrôle technique. Résultat, c'est la cohue chez les garagistes agréés. Sur la quasi-totalité des centres contactés par France Bleu Limousin, impossible de faire contrôler son véhicule avant la date butoir. Certains garagistes refusent même entre dix et quinze clients par jour. 

Des changements qui font peur

Parmi les nouvelles modalités du contrôle technique, notons l'augmentation du nombres de défauts potentiels. Ils étaient 409 à être analysés. Ils seront bientôt 600. Voilà ce qui effraie Guy, un client rencontré au centre Sécuritest Le Vigen : "Avec ces nouveaux points de contrôle, on ne sait pas comment ça va se passer !". Guy a donc pris les devants. Il a amené ses trois véhicules en avance afin de profiter du bon vieux contrôle technique : "Avec l'ancien, je sais que ma vieille voiture va passer le contrôle. Mais avec le nouveau, je n'en suis pas sûr." De son côté, le gérant du centre technique du Vigen, Cédric Bonnet, se veut rassurant : "Un véhicule récent, si il est bien entretenu, passera aussi bien l'ancien que le nouveau contrôle technique." Mais malgré son appel au calme, le garagiste remarque encore que beaucoup de ses clients paniquent : "On a eu un véhicule la semaine dernière que l'on avait déjà contrôlé quatre mois auparavant. Mais le client a quand même voulu repasser le contrôle technique. On a essayé de le raisonner mais le client nous a dit qu'il avait peur du nouveau contrôle."

Autre inquiétude avec la nouvelle réforme :  en cas de défaillance critique détectée, vous ne pourrez utilisez votre véhicule que pendant 24 heures, le temps de le faire réparer. Aujourd'hui vous pouvez l'utiliser pendant deux mois, date butoir de la contre-visite. Et cette contrainte est également source d'inquiétude chez les clients de Cédric Bonnet : "Ils ont peur de ne plus pouvoir utiliser leur voiture. Et puis ils craignent également que les prix augmentent." Effectivement, c'est une crainte partagée par de nombreux automobilistes. Si l'on prend l'exemple du centre de Cédric Bonnet, le coût d'un contrôle technique, après le 20 mai, va augmenter de 10 euros.