Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

EN IMAGES - Une "vélorution" à Clelles pour dire non au projet de travaux sur la RD1075

-
Par , France Bleu Isère

Environ 150 cyclistes se sont rassemblés ce samedi après-midi à Clelles pour dire non au projet de travaux sur la RD1075 prévus par le département de l'Isère. Le collectif des Lichens, très mobilisé, pointe le retour des 90 km/h et une augmentation du nombre d'accidents.

Gilets jaunes fluos, pancartes et vélos ! Une grosse centaine d'habitants du Trièves et du bassin grenoblois ont manifesté, ce samedi après-midi, contre le projet de création d'une troisième voie de dépassement sur la route départementale 1075 entre les cols du Fau et de la Croix-Haute. Ils ont ralenti le trafic de la route grâce à un cortège de vélos, une "vélorution" entre Clelles et le Monestier-du-Percy.

Chaque participant y est allé de sa pancarte et de son slogan.
Chaque participant y est allé de sa pancarte et de son slogan. © Radio France - Bastien Thomas

Le département de l'Isère justifie ces travaux par le caractère accidentogène de la RD1075. "Depuis 2009, 273 accidents ont été recensés ayant provoqué la mort de 7 personnes et plus de 50 blessés graves" peut-on lire dans un communiqué. "Cela va surtout fluidifier la route" regrette Marjolaine, membre du collectif des Lichens, très mobilisé pour faire abandonner ce projet.

Une troisième voie de dépassement serait créé entre les cols de la Croix-Haute et du Fau. Les habitants craignent le retour de la vitesse maximale autorisée à 90 km/h. "Cela ne nous parait pas cohérent. Dès qu'il y a plus de vitesse, il y a plus d'accidents" dit-elle encore. "Quand on est en vélo, on voit bien que ce n'est pas très agréable. Les voitures roulent déjà beaucoup trop vite" raconte Marjolaine.

Cette "vélorution" a rassemblé près de 150 personnes, petits comme grands.
Cette "vélorution" a rassemblé près de 150 personnes, petits comme grands. © Radio France - Bastien Thomas

Cette route départementale 1075, c'est 7000 passages de véhicules tous les jours. Cela monte à plus de 14 000 lors des pics saisonniers, notamment des poids lourds transportant des marchandises. Ce collectif veut faire baisser le trafic pour diminuer les risques pour tous les usagers, mais aussi pour préserver l'environnement. "Toutes les personnes qui vivent ici sont concernées. Il y a trente fois plus de morts à cause de la pollution atmosphérique qu'à cause de la voiture" note Bertille, une autre habitante du collectif des Lichens. 

Le cortège est parti de la gare SNCF Clelles-Mens pour rejoindre le Monestier-du-Percy.
Le cortège est parti de la gare SNCF Clelles-Mens pour rejoindre le Monestier-du-Percy. © Radio France - Bastien Thomas

Voir que la vitesse pourrait revenir à 90 km/h et que le département avance des raisons de sécurité pour justifier ces travaux ne plait pas à Bertille. "Où est la logique politique ? Jean-Pierre Barbier s'est battu contre les 80 km/h alors que l'on sait que cela à un effet sur les risques d'accidents" note-t-elle encore.

Le coût de ce projet est aussi un problème pour le collectif des Lichens : environ 57 millions d'euros. Les habitants préféreraient que la ligne de train entre Grenoble et Veynes soit développée pour baisser le trafic routier, que ce soit de personnes et de marchandises.

Ces habitants dénoncent le coût de ses travaux et souhaitent que le train soit plus développé.
Ces habitants dénoncent le coût de ses travaux et souhaitent que le train soit plus développé. © Radio France - Bastien Thomas

Le département de l'Isère regrette une action menée par des opposants politiques. "Notre unique obsession, c’est de mettre fin aux drames humains qui endeuillent trop de familles. Nous menons depuis plus de quatre ans, en présence du vice-président en charge des routes Bernard Perazio, des concertations avec tous les élus des communes traversées par l’axe, les riverains, les agriculteurs et les usagers. Forts de ces concertations, nous avons maintenant la chance de pouvoir agir. Nous sommes déterminés à poursuivre ce travail de concertation afin d’adapter le projet si nécessaire et à agir pour sauver des vies humaines" écrivent les conseillers départementaux du canton de Matheysine-Trièves Frédérique Puissat et Fabien Mulyk.

Pour afficher ce contenu Google Maps, vous devez accepter les cookies Mesure d'audience.

Ces cookies permettent d’obtenir des statistiques d’audience sur nos offres afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Gérer mes choix

Choix de la station

À venir dansDanssecondess