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Transports

En Mayenne, des embouteillages seulement sur les aires d’autoroute

samedi 29 juillet 2017 à 19:57 Par Armêl Balogog, France Bleu Mayenne

Bison Futé voyait noir dans le sens des départs en vacances et orange dans celui des retours, ce samedi 29 juillet. En Mayenne, la circulation était fluide partout, sauf sur les aires de repos.

En Mayenne, des embouteillages seulement sur les aires d'autoroute
En Mayenne, des embouteillages seulement sur les aires d'autoroute © Radio France - Armêl Balogog

Bonchamp-lès-Laval, France

"C’est l’aire d’autoroute qui est compliquée", plaisante un automobiliste parisien arrêté sur l’aire de la Mayenne, sur l’A81, à hauteur de Bonchamp-lès-Laval.

En rentrant de Bretagne, il a pu constater que la circulation était fluide dans le sens des retours de vacances comme dans celui des départs, contrairement aux prévisions de Bison Futé. Les 610 kilomètres de bouchons cumulés à 12h15 n’auraient visiblement pas concernés la Mayenne.

Des voitures garées partout

Mais par moment, dans l’après-midi du samedi 29 juillet, il devenait difficile de circuler sur l’aire de repos de Bonchamp. "Il n’y a pas de monde sur l’autoroute, mais par contre il y a beaucoup de monde sur les aires d’autoroute", commente un autre vacancier.

C’est un peu n’importe quoi. – un vacancier, sur l’aire de la Mayenne

Des voitures garées sur les trottoirs, sur les places de parking réservées aux poids lourds, sur les zones quadrillées, ou même en plein milieu de la chaussée, pendant plusieurs minutes. "Bah… On va prendre son mal en patience, et puis forcément quelqu’un va revenir déplacer ce camion", dit Emmanuelle, zen.

Une pause toutes les deux heures

Selon elle, l’aire de la Mayenne est prise d’assaut parce qu’elle a des pompes à carburant et une petite boutique pour acheter de la nourriture. D’ailleurs, d’habitude, elle préfère les aires avec un minimum d’infrastructures, pour "pique-niquer au calme". Mais là, elle voulait un café. Pas le choix.

Monde ou pas, les voyageurs doivent pourtant bien s’arrêter environ toutes les deux heures, car la route fatigue. A peine la porte de sa voiture claquée, Agnès s’étire, baille. "On est partis ce matin à 10h, ça fait quatre… oui quatre heures, réfléchit-elle, oubliant presque d’où elle vient, de… de Quiberon… oui de Quiberon… Je suis fatiguée !"

Les deux filles de Bob ne sont pas fatiguées, en revanche elles manquent d'occupation en voiture. Pour la première fois qu'ils vont dans le Finistère, il a voulu faire une halte sur l'aire de repos pour qu'elle puisse se dégourdir les jambes et escalader les jeux pour enfants. "C'est long pour elles, alors dans la voiture on chante pour faire passer le temps", explique le père de famille. La Reine des neiges, Vaiana... "tout y passe".

La route de la Bretagne

Tous les vacanciers rencontrés allaient ou revenaient de Bretagne, plus ou moins loin. Concarneau, Pont-Aven, Quimper, Saint-Brieuc. "Moi, je suis une Bretonne d’adoption, s’exclame Emmanuelle, habitante du Bourget et une marinière sur le dos, c’est sûr qu’aller en Bretagne tous les étés, c’est vraiment quelque chose qui me tient très à cœur."

A quelques mètres, Vanessa mange un sandwich. Elle aussi fait partie des "juillettistes" cette année. "J’étais dans le Sud-Finistère dans ma famille, où j’ai laissé mes enfants qui restent à la mer, les veinards." Vanessa reprend le travail dès lundi, à Châlons-sur-Saône. "Je vais revenir et il n’y aura personne au travail donc je vais pouvoir m’avancer… c’est pas mal", relativise-t-elle, pour ne pas céder à la nostalgie de la fin des vacances.