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Entre Bordeaux et Blaye, le bus roule désormais... au marc de vin

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Par , France Bleu Gironde
Gironde, France

L'expérience se déroule depuis deux mois. Le bus utilisant du bioéthanol produit à base de marc de vin est en test sur la ligne 201 du réseaux TransGironde. S'il est moins polluant, il revient plus cher que le gazole.

Ce bus est en test depuis le 6 novembre dernier.
Ce bus est en test depuis le 6 novembre dernier. © Radio France - Fanette Hourt

C'est une première en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine : un bus utilisant du bioéthanol est en circulation. Il s'agit d'un test de la nouvelle grande région pour savoir si ce carburant serait généralisable à la flotte du réseau TransGironde, gérée par la Citram Aquitaine. Ainsi, depuis le 6 novembre dernier, ce car est utilisé sur la ligne 201, entre Bordeaux, Saint-André-de-Cubzac et Blaye. Il n'utilise que du carburant qui provient du marc de raisin, des résidus viniques.

Un bus comme les autres... ou presque

En apparence, il s'agit d'un bus tout à fait comme les autres : il a la même forme, le moteur fait le même bruit. "C'est un bus comme tous les autres, c'est-à-dire que quand vous allez monter dedans pour être transportés, _vous n'aurez absolument aucune différence_", décrit Damien Thomine, qui travaille chez Scania France, la société qui fabrique ces cars.

En apparence, ce bus ressemble à un bus classique.

Le passager a ainsi l'impression de se trouver dans un car classique, utilisant du gazole. Le conducteur a exactement la même sensation. "La spécificité réside dans la motorisation. _Il s'agit de réduire les émissions polluantes_", explique Damien Thomine.

Écologique mais pas moins cher

Les chiffres sont impressionnants : par rapport à un véhicule diesel, il y a une diminution de 85% des émissions de gaz à effet de serre, de 50% d'oxyde d'azote et de 70% des particules finales. Sans compter que ce carburant est produit localement, à partir de déchets issus de la vinification, et donc participe à un cycle vertueux.

"Le marc de raisin qui est issu de la fabrication du vin, contient de l'alcool résiduel", décrit Gilles Coulon, de la coopérative Raisinor, basée à Coutras, qui collecte les résidus végétaux pour les valoriser. "Les distilleries récupèrent ce marc, le traitent, récupèrent cet alcool résiduel, et le concentrent pour faire de l'éthanol."

Le marc de raisin qui est issu de la fabrication du vin, contient de l'alcool résiduel. Les distilleries récupèrent ce marc, le traitent, récupèrent cet alcool résiduel, et le concentrent pour faire de l'éthanol." – Gilles Coulon de la coopérative Raisnor

Par ailleurs, ce bioéthanol est moins cher que le diesel. Mais le désavantage est qu'il en faut plus pour faire rouler un bus, donc sur le long terme ce n'est pas forcément plus avantageux. Les bus équipés d'un moteur spécifique sont aussi bien plus chers que les cars classiques. "Il faudra aussi qu'il y ait une volonté politique, parce qu'il faudra des investissements", conclut donc Nicolas Raux, directeur de la Citram Aquitaine.

Il s'agir encore d'une phase de test comme l'explique Nicolas Raux, directeur de la Citram Aquitaine.

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