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Transports

Une Française sur deux ne se sent pas en sécurité dans les transports en commun

mardi 30 janvier 2018 à 17:58 - Mis à jour le mercredi 31 janvier 2018 à 9:20 Par Tony Selliez et Florent Le Saux, France Bleu Provence

Plus de la moitié des femmes (51%) affirme ressentir de l'insécurité lorsqu'elles empruntent les transports en commun, selon une étude publiée ce mardi par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP)

Des moyens techniques et humains pour assurer la sécurité, comme ici sur Marseille, mais un sentiment d'insécurité toujours très fort
Des moyens techniques et humains pour assurer la sécurité, comme ici sur Marseille, mais un sentiment d'insécurité toujours très fort © Radio France - Tony Selliez

Marseille, France

Environ une Française sur deux affirme se sentir en insécurité dans les transports en commun.  C'est ce qui ressort d'une étude publiée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Plus de la moitié des femmes (51%) aurait ce sentiment, alors qu'en proportion ce chiffre "tombe" à 38% chez les hommes : un sentiment provoqué surtout par les incivilités commises par d'autres voyageurs. Ces incivilités couvrent un large spectre : proférer des insultes, fumer, mais aussi parler fort au téléphone ou manger de la nourriture. 

Toujours selon cette étude, ces usagers développent des stratégies d'évitement : 15% évitent certains jours ou certains horaires, 7% changent de moyens de transport, 6% évitent certaines lignes et 4% évitent certains lieux.

Les violences contre les femmes "sous-estimées"

Les auteurs du rapport précisent par ailleurs que les violences contre les femmes "semblent être sous-estimées"par les statistiques officielles, dans la mesure où de nombreux comportements pouvant être qualifiés "d'intimidants ou de sexistes" (regards insistants, tentative de drague, etc.) ne sont pas pris en compte

L'ONDRP avait estimé en décembre qu'au moins 267.000 personnes, "essentiellement des femmes", ont été victimes d'atteintes sexuelles dans les transports en commun en France en 2014 et 2015.

À Marseille, des cameras et des agents pour lutter contre les incivilités

Etienne Sesmat, le directeur de la sécurité à la RTM (Régie des transports métropolitains), était l'invité de France Bleu Provence ce mercredi à 7h50.  

Il tient à rassurer les usagers : "La direction de la sûreté de la RTM compte 400 personnes : des agents sur le terrain mais aussi des médiateurs et des agents de prévention. La RTM est aussi en lien permanent avec la police pour optimiser la présence humaine dans les transports. Mais il est bien sûr impossible de mettre un agent de sécurité dans chaque bus, chaque wagon de métro, chaque rame de tramway. Nous n'en n'avons pas les moyens financiers. "  

Et la vidéoprotection ? "Nous exploitons 4.600 caméras, réparties dans tout le réseau. Cette vidéosurveillance permet de reconnaître et d'interpeller les agresseurs et même de les arrêter en flagrant délit. Les opérateurs du PC sûreté ont une vision en direct, en temps réel, de ce qui se passe. Nous faisons régulièrement intervenir des agents de manière préventive ou réactive, en fonction des choses que l'on observe : agressions ou incivilités insupportables pour les voyageurs."

Le tramway à Marseille (ici à la Blancarde) - Radio France
Le tramway à Marseille (ici à la Blancarde) © Radio France - Tony Selliez