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Épinal, Saint-Dié et Remiremont : les élus vosgiens se mobilisent pour sauver leurs dessertes TGV

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Par , France Bleu Sud Lorraine
Vosges, France

Pour redresser les comptes de la SNCF, le gouvernement préconise de supprimer plusieurs dessertes TGV en France. Celles d’Épinal, Saint-Dié et Remiremont seraient menacées. Les usagers du train sont inquiets. Les élus vosgiens se mobilisent.

Les maires de Saint-Dié, Remiremont et Épinal vont envoyer une lettre commune au gouvernement dans quelques jours
Les maires de Saint-Dié, Remiremont et Épinal vont envoyer une lettre commune au gouvernement dans quelques jours © Maxppp - Nicolas Barreau / L'Est Républicain

Le TGV s'arrêtera-t-il encore dans les Vosges ? Pas sûr. Pour redresser les comptes de SNCF réseau (et ses 45 milliards d'euros de dette), le gouvernement veut réduire le nombre de gares desservies par le train à grande vitesse.

"On ne lâchera rien"

Dans le viseur : toutes les petites et moyennes gares estimées non rentables. Les dessertes d’Épinal, Saint Dié et Remiremont seraient donc menacées.

Les élus locaux ont décidé de se mobiliser. Le conseil régional du Grand-Est a voté une motion à l'unanimité. Même chose au conseil municipal d’Épinal. Les quatre députés, les deux sénateurs et le président du conseil départemental ont également envoyé, il y a une dizaine de jours, une lettre au premier ministre Edouard Philippe, ainsi qu'à la ministre des transports Elisabeth Borne. 

Stéphane Viry fait partie des cosignataires de cette lettre. "Le TGV nous a permis de nous désenclaver. Ce serait dramatique et scandaleux qu'on nous en prive désormais," déclare le député LR des Vosges. 

"Ecoutez, on l'a payé le TGV ! Chacun connaît le montage financier du dossier et chacun sait que nous avons été servis en dernier ! Ça a été un combat pour l'obtenir. Ce serait scandaleux qu'on revienne sur notre histoire et qu'on nous en prive pour des raisons, peut-être, technocratiques."

"C'est désormais un combat politique avec un grand P" - Stéphane Viry, député LR des Vosges

"C'est un combat politique avec un grand P et on ne lâchera rien sur le sujet, poursuit le député. J'espère qu'on sera écouté par l'Etat."

"Nous avons signé une lettre au premier ministre, on a demandé une audience. Nous n'avons pas eu de réponse. Nous souhaitons être écoutés et reçus. Ce serait un premier message républicain de respect de qui nous sommes."

"C'est maintenant qu'il faut se bouger !"

Lui aussi a signé la lettre. Le sénateur LR Daniel Grémillet estime qu'il y a urgence : "c'est absolument maintenant qu'il faut se bouger !"

"Il est nécessaire de garder les dessertes qu'on a aujourd'hui, c'est absolument stratégique" - Daniel Grémillet, sénateur LR Des Vosges

"La France, c'est une toile d'araignée. Pour que ça fonctionne bien, il faut que nos territoires soient desservis de la même manière que les métropoles. Le TGV n'est pas utilisé uniquement pour quitter les Vosges. Il est fait aussi pour venir dans le département des Vosges."

Le sénateur rappelle également que les collectivités lorraines ont largement mis la main à la poche pour décrocher la LGV. Au total, près de 400 milions d'euros ont été investis (région, départements et communes) sur les deux phases de construction. "Il faut respecter les contribuables et les acteurs économiques qui n'ont pas eu peur de mettre des contributions financières," déclare Daniel Grémillet.

"Je trouve ça relativement irresponsable"

Les trois maires d'Épinal, Saint Dié et Remiremont vont, eux aussi, écrire au Premier ministre Edouard Philippe, à la ministre des transports Elisabeth Borne ainsi qu'au rapporteur Jean-Cyril Spinetta, missionné par le gouvernement pour faire le point sur la rentabilité des gares TGV françaises. Une tribune commune sera rendue publique avant le début de semaine prochaine. 

"Il ne faut pas raisonner à l'échelle d'une ville mais au niveau d'un bassin de vie et du massif vosgien, rappelle le maire de Remiremont Jean Hingray. A la fois en termes d'attrait touristique mais aussi économique : de nombreux chefs d'entreprises empruntent cette ligne TGV."

De son côté, le maire d’Épinal Michel Heinrich estime que la SNCF devrait avant tout balayer devant sa porte pour trouver l'argent qui lui manque : 

"La SNCF devrait d'abord s'appliquer à faire en interne (...) des économies avant de s'attaquer aussi violemment aux services publics. C'est un peu la solution de facilité ce qu'ils font là. Et je trouve ça relativement irresponsable."

Quelles seront les gares menacées pour de bon ? Réponse attendue d'ici la fin du mois de janvier avec la remise du rapport de Jean-Cyril Spinetta au gouvernement. 

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