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Transports DOSSIER : Transports, circulation : les principaux points noirs en France

Êtes-vous satisfaits des transports en commun dans les Bouches-du-Rhône et le Var ?

mercredi 27 février 2019 à 19:38 Par Suzanne Shojaei et Christelle Marquès, France Bleu Provence

Bouchons, parkings bondés, peu de trains régionaux, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur détient de tristes records dans les heures passées dans les embouteillages et dans le manque de régularité des TER.

Le parking-relais La Rose permet aux Provençaux de se garer au nord de Marseille et de prendre le métro.
Le parking-relais La Rose permet aux Provençaux de se garer au nord de Marseille et de prendre le métro. © Radio France - Suzanne Shojaei

Marseille, France

Chaque jour, c'est la même chanson. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur n'est pas bonne élève en matière de transports. Difficile de se garer, de rouler sans bouchon aux heures de pointe, de trouver l'horaire qui convient pour prendre son train. Quels sont les principaux points noirs ?

Les parkings-relais

Marseille détenait en 2016 encore le record de la ville la plus embouteillée de France avec en moyenne 158 heures par an dans sa voiture, selon le GPS TomTom Traffic Index. L'ouverture de la rocade L2 dans les deux sens en octobre 2018 a permis de fluidifier le trafic entre l'A7 et l'A50. 

Les parkings-relais servent à garer sa voiture pour prendre le train, le métro ou le bus. Il y en a une soixantaine dans toute la métropole Aix-Marseille. C'est le cas notamment dans le nord de Marseille, avec le parking de La Rose. Malgré ses 450 places, l'espace de stationnement est toujours bondé. "Le matin à partir de 9h30, c'est complet", remarque Patrick Bini, agent RTM sur le parking.

Les automobilistes s'organisent. "J'arrive vers 7h50 chaque matin", explique Dominique, une habitante d'Allauch qui travaille dans le centre de Marseille. Et quand vient la panne de réveil, "c'est cuit pour la place de parking !"

"Le nombre de places va doubler dans les prochaines années"

Heureusement, des travaux commencent cet été sur le parking. Ce sera un bâtiment sur trois niveaux, avec 800 places. La Métropole veut également construire une trentaine de nouveaux parkings-relais dans les prochaines années. 

L'exemple de Toulon

Aux heures de pointe, on enregistre environ deux kilomètres de bouchons aux deux entrées du tunnel. Avec l'ouverture du deuxième tube en 2014, la situation dans la métropole s'est considérablement améliorée. Ce tunnel est fermé en cas de pannes exceptionnels. En 2016, la traversée était impossible en moyenne quatre fois par semaine. Et la mise à deux fois deux voies en direction de Nice à l'horizon 2025 devrait encore améliorer le quotidien des automobilistes.

18% des trains pas à l'heure

C'est une inquiétude des associations d'usagers. Les TER de la région sont plus souvent en retard qu'ailleurs en France. En 2018, 18 % de l’ensemble des trains n’était pas à l’heure selon la SNCF. Entre Miramas et Marseille, c’est même trois trains sur dix qui étaient en retard l'année dernière. Et le nombre de trains régionaux diminue. "On est passés de plus de 700 TER par jour à 500 environ", calcule Claude Jullien, vice-président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) dans la région. 

Cet habitant de Marseille est révolté par le raisonnement politique. "Les gens de la Région pensent qu'on est mieux dans un car que dans un TER. Ces gens-là ne prennent jamais les transports en commun !"

"Une politique aberrante sur le critère : faire des économies" - Claude Jullien

Selon Claude Jullien, le résultat est "catastrophique. Quand on remplace un train par un car, quasiment immédiatement le trafic des cars diminue de moitié. Les gens reprennent leur voiture."

Le vice-président de la FNAUT note également qu'il y a de moins en moins de trains entre Marseille et Nice. Il salue cependant le très bon fonctionnement des navettes entre Aix et Marseille, via l'autoroute.