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Transports DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Face aux carburants de plus en plus chers, l'inquiétude des consommateurs mais aussi des pompistes

vendredi 12 octobre 2018 à 6:05 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Alors qu'une nouvelle de hausse des taxes sur les carburants est annoncée pour le 1er janvier, il ne vous a pas échappé que les prix flambent à la pompe. Une évolution qui exaspère les usagers et inquiète les pompistes.

Photo d'illustration. Déjà chers, les carburants vont dans les prochains mois peser encore davantage dans le budget des ménages.
Photo d'illustration. Déjà chers, les carburants vont dans les prochains mois peser encore davantage dans le budget des ménages. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

La hausse des cours du pétrole vient se conjuguer à celle des taxes, qui représentent en France aujourd’hui 60% du prix d’un litre de carburant. Les perspectives ne sont pas optimistes. Le gouvernement a prévu au 1er janvier prochain un relèvement des taxes. 4 centimes de plus pour un litre d’essence. 7 centimes pour un litre de gazole.

Dans une station-service de Chenôve, les automobilistes font comme ils peuvent pour supporter la hausse. Il y a ceux qui se fixent une limite de paiement : « moi je ne mets que 20 euros par mois de carburant. J’essaie d’aller à pied le plus possible, je n’ai pas les moyens », affirme une dame. 

D’autres regardent de plus en plus les tarifs avant de choisir une station. «J’évite de prendre du diesel sur les autoroutes, c’est trop cher », explique un retraité. « J’habite à 20 km de mon lieu de travail, je fais donc 40 km par jour », raconte un salarié qui ne peut pas compter sur les transports en commun pour ses déplacements.

Comment des prix élevés favorisent la raréfaction des stations-service

Paradoxalement, les prix des carburants élevés ne favorisent pas les affaires des pompistes. Francis Pousse préside la branche propriétaires-exploitants de stations-service au CNPA, le Conseil national des professions de l’automobile. Il constate que les clients se tournent logiquement vers les offres les plus intéressantes, aux pompes des grandes surfaces, et les stations-service disparaissent. 

Elles étaient 41.500 en 1980. Plus que 11.147 fin 2017. Le maillage territorial des stations-service est donc mis à mal. Une concurrence farouche qui aboutit à un autre phénomène, plus récent : la fermeture de certaines stations de grandes surfaces.

Les pompistes ne profitent-ils pas de la flambée des prix pour discrètement augmenter leur marge ? Pas du tout, affirme Francis Pousse : « la plupart des stations-service hors grandes surfaces que je représente travaillent en relation avec des pétroliers, ont des contrats de commissionnement. Les contrats de dépassent jamais 1, 5 à 4 centimes de commission au litre, et ce quel que soit le prix du carburant ».

Le CNPA dénonce en outre les effets pervers d’une taxation largement supérieure à celle des pays voisins. Les frontaliers vont faire le plein en Allemagne, au Luxembourg, en Espagne où le gazole est nettement moins cher. Par ailleurs, « les poids-lourds qui sont équipés de réservoirs de 900 litres sont tout-à-fait en capacité de traverser la France sans faire le plein ». Ce qui fait dire à Francis Pousse que  "la rentabilité fiscale est largement pondérée par l'absence de pleins de poids-lourds en France."

Des achats groupés pour obtenir le fioul au meilleur prix

Le fioul domestique coûte lui aussi de plus en plus cher, alors que les chaudières sont rallumées. Une solution pour faire des économies : les achats groupés. L'association UFC Que Choisir vient de boucler comme elle le fait désormais chaque mois les inscriptions de consommateurs qui veulent souscrire à une offre groupée. 

Le fournisseur le moins cher emporte le contrat de livraison de fioul. Pierre Guille, président de l'UFC que Choisir en Côte-d'Or a calculé qu’en 2017, les ménages de Bourgogne-Franche-Comté ayant participé à l’opération ont économisé 56 euros sur des livraisons de 2000 litres. Depuis le début de l’année 2018, plus de 2.200 personnes se sont inscrites à ces achats groupés.

Changement d’affichage des carburants

  • A partir du 12 octobre, vous trouverez du nouveau dans les stations-service. Une directive européenne s'applique pour que dans toute l'UE les carburants soient identifiés de la même manière, avec des formes géométriques, des lettres et des chiffres.
  • L'essence sera signalée par une étiquette ronde portant la lettre E.
  • Pour le diesel ne cherchez pas la lettre D, ce sera un B, inscrit dans une étiquette carrée.
  • Vous y trouverez aussi des chiffres pour désigner le taux de biocarburant. Le sans-plomb 95-E10, qui comporte 10% de bioéthanol, deviendra E10.
  • E5 indiquera les essences sans plomb 95 et 98.
  • Vous trouverez le Superéthanol sous l'étiquette E85.
  • Le gazole se voit attribuer la dénomination B7.
  • En attendant le B10 pour le gazole contenant 10% de biodiesel.
  - Visactu
© Visactu

Rassurez-vous, pour vous donner le temps de vous y accoutumer, la nouvelle signalétique cohabitera avec l’ancienne.