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Transports

Fin d'Autolib à Paris : des centaines de véhicules sont entreposés à Romorantin

mardi 31 juillet 2018 à 5:35 Par Jérémy Marillier et Eric Normand, France Bleu Paris, France Bleu Orléans et France Bleu

Mardi, le service d'autopartage Autolib prend fin après sept ans d'exploitation à Paris. Il va s'arrêter le 31 juillet à 23 heures. Mais des centaines de voitures sont déjà entreposées à Romorantin, sur l'un des anciens sites de Matra, le fabricant automobile. Un stockage en toute discrétion.

Plusieurs centaines d'Autolib sont entreposées à Romorantin et pourraient bien partir à la casse.
Plusieurs centaines d'Autolib sont entreposées à Romorantin et pourraient bien partir à la casse. © Radio France - Jérémy Marillier

Romorantin-Lanthenay, France

Les 4.000 petites voitures grises en autopartage vont disparaître du paysage parisien ce mardi 31 juillet. Le service d'autopartage d'Autolib aura donc vécu 7 ans. Plombé par un déficit de 300 millions d'euros, la ville de Paris et sa banlieue, réunies en comité syndical, ont mis un terme au tout début de l'été au contrat avec le groupe Bolloré. Mais après avoir vu les Champs-Elysées, ces véhicules découvrent depuis quelques jours la région Centre-Val de Loire. 

Plusieurs centaines des voitures électriques sont stockées en Sologne

Plusieurs centaines de ces voitures électriques sont entreposées plus précisément à Romorantin, dans le Loir-et-Cher sur l'un des anciens sites de Matra, le fabricant automobile. Le transfert entre Paris et Romorantin s'est presque fait en catimini, et il est sans doute définitif pour ces véhicules. 

Les riverains s'étonnent de voir toutes ces voitures, presque abandonnées

Nous sommes juste derrière un centre commercial entre une déchetterie et un passage à niveau, c'est là qu'on aperçoit ces Autolib à perte de vue. Elles sont collées les unes aux autres sur un parking qui fait plus de 200 mètres de long. "Le spectacle est étonnant" pour Louis, qui faisait ses courses juste à coté, "pourquoi sont-elles entreposées là ? Cela me paraît inutile, c'est du gâchis, j'ai bien peur qu'ici à Romorantin, elles pourrissent," ajoute-t-il.  

Le groupe Bolloré ne va sans doute pas les laisser pourrir à cet endroit. Même s'il n'a pas répondu à nos sollicitations, on a appris que le groupe a trouvé trois débouchés pour ses 4.000 Autolib. Une partie va rejoindre d'autres flottes en Europe, une autre sera revendue et une dernière va partir à la casse, les voitures les plus anciennes.

Destination la casse pour les voitures entreposées à Romorantin

Il y a au moins 1.000 véhicules qui ont plus de sept ans et qui seraient destinés à la casse. A priori, ce sont celles qui débarquent à Romorantin. Selon des sources proches du dossier, un contrat aurait même déjà été signé entre Bolloré et Re-Source, une société de la zone de Romorantin, spécialisée dans la déconstruction automobile, dirigée par un ancien de Matra. Ce qui expliquerait la présence aujourd'hui des Autolib sur ce parking. En tout cas, si personne ne sait quoi en faire, Louis veut bien en récupérer une, "mais un service d'autopartage en Sologne, ce ne serait pas durable," admet-il plein de bon sens. C'est sûr que des stations Autolib en plein milieu de la Sologne, ce sera sans doute encore moins rentable pour Bolloré !