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Transports

Comment les Nîmois travaillant à Montpellier vivent la grève : "On fixe l'écran comme des merlans frits"

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Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault

Depuis la grève reconductible du 5 décembre contre la réforme des retraites, le trafic SNCF est particulièrement affecté (seulement 3 TER sur 10, et 1 TGV sur 4). Tous les matins, depuis jeudi, les centaines de Gardois travaillant à Montpellier patientent et s'organisent en gare de Nîmes Centre.

Lundi matiin, l'affichage du TGV entre Nîmes et Montpellier s'est fait 4 minutes avant l'heure de départ
Lundi matiin, l'affichage du TGV entre Nîmes et Montpellier s'est fait 4 minutes avant l'heure de départ © Radio France - Sarah NEDJAR

Montpellier, France

Il est 8h19.  En gare de Nîmes Centre, une centaine de personnes patiente, le visage tourné vers le panneau d'affichage. Alors que certains sirotent leur café, d'autres piétinent, soufflent, ou partent en quête d'informations auprès des agents SNCF qui les guident bien volontiers, quand ils le peuvent, et disposent des informations. 

"Depuis 20 minutes, on fixe le panneau d'affichage comme des merlans frits", plaisante Stefano. Le cuisinier de 34 ans travaille à Montpellier depuis trois ans. Depuis le 5 décembre, une grève paralyse plusieurs secteurs d'activité en France, en protestation contre la réforme des retraites et la suppression des régimes spéciaux : le trafic SNCF est particulièrement touché. Un TER sur cinq seulement circule entre Nîmes et Montpellier. "Le pire, c'est que je comprends les raisons de cette grève" précise Stéfano. "Mais voilà, elle m'impacte directement. Là par exemple, ça fait un quart d'heure que le train devrait être affiché. On ne sait pas s'il est annulé, ou simplement en retard."

Stéfano part tous les matins de Nîmes pour rejoindre son lieu de travail à Montpellier : ce phénomène s'appelle la migration pendulaire.  Selon l'INSEE, 6.000 Gardois empruntent chaque jour les transports des communs en direction de l'Hérault, et rentrent le soir à leur domicile. 

Quand le TER arrive enfin, il est 8h23 : Delphine a trois minutes seulement pour rejoindre le quai. "Ça devient réellement insupportable, souffle l'usagère, catégorique. J'ai vu des gens bouleversés sur ce quai à cause des retards des trains, des gens rater des rendez-vous, des examens, des correspondances. Ça commence vraiment à devenir compliqué pour nous."

Dans la région, toujours selon l'INSEE, plus de la moitié des actifs occupés (56 %) travaillent hors de leur commune de résidence.  La majorité privilégie la voiture pour les déplacement quotidiens.

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