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Transports

Forfait pour les salariés, immatriculation, apprentissage à l'école : ce qu'il faut savoir du plan vélo

vendredi 14 septembre 2018 à 15:48 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Le gouvernement dévoile ce vendredi à Angers un plan de 25 mesures pour encourager les Français à privilégier le vélo. L'exécutif ambitionne de tripler la part de la bicyclette dans les déplacements quotidiens des Français pour atteindre 9% en 2024.

Des cyclistes dans la ville de Lyon, en 2018.
Des cyclistes dans la ville de Lyon, en 2018. © Maxppp - Maxime JEGAT

25 mesures pour tripler la part du vélo dans les déplacements quotidiens des Français d'ici 2024 : c’est l’objectif du plan dévoilé ce vendredi à Angers par le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Transports Elisabeth Borne et le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Infrastructures cyclables, lutte contre le vol, incitations aux entreprises, "savoir rouler" : découvrez ce que contient ce plan.

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350 millions d'euros pour les infrastructures

Le gouvernement va créer un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans pour cofinancer des infrastructures avec des collectivités, soit 50 millions par an. C'est quatre fois moins que ce que réclamaient les associations (200 millions par an). "Pour la première fois, l'Etat prend sa part", a toutefois salué Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de bicyclette (FUB) estimant qu'"il y a des chances pour qu'une dynamique se crée."

L'argent sera utilisé pour bâtir des ponts ou des tunnels au niveau d'échangeurs autoroutiers, de rocades ou de voies ferroviaires pour assurer la continuité des pistes cyclables. Le premier appel à projets sera lancé en 2019.

Création d'un "forfait mobilité durable" entre 200 et 400 euros

Autre mesure très attendue pour inciter les Français à aller au travail à bicyclette, la création d'une indemnité vélo - un "forfait mobilité durable" - prise en charge par l'employeur, sur le modèle de l'indemnité transports en commun. 

Pour les entreprises privées, ce forfait sera facultatif et pourra aller jusqu'à 400 euros par an. Le gouvernement espère que le système, plus simple que l'indemnité kilométrique facultative créée en 2016, sera adopté par les entreprises. 

Dans la fonction publique, un forfait de 200 euros va être proposé à l'ensemble des agents à partir de 2020.

Sécurité routière

Le plan prévoit également la systématisation en ville des sas vélos, ces espaces réservés aux bicyclettes entre les feux tricolores et une ligne où doivent s'arrêter les voitures. 

Le double sens cyclable, déjà obligatoire dans les zones à 30 km/h, sera étendu à toutes les rues à 50 km/h en agglomération à partir de 2019, sauf en cas de danger avéré.

Des vélos immatriculés et des garages sécurisés pour lutter contre le vol

Selon le gouvernement, chaque année 300.000 ménages sont victimes d'un vol de vélo en France. Les agglomérations sont particulièrement concernées : à Tours par exemple, trois vélos sont volés chaque jour.

Pour y remédier, le plan propose la généralisation du marquage des vélos vendus par les professionnels. Chaque bicyclette neuve devra, à compter de 12 mois après la promulgation de la loi, porter un numéro d'immatriculation pour aider les forces de l'ordre à retrouver les vélos en cas de vol. Pour les vélos d'occasion, l'obligation prendra effet 24 mois après la promulgation de la loi précise l'AFP.

En outre, le gouvernement va demander à la SNCF de construire des garages à vélo sécurisés dans toutes les gares où ce sera possible.

À partir de 2019, proposer des places de stationnement vélo lors de la construction d'immeubles de bureau ou d'habitation figurera dans le cahier des charges. Par exemple, au moins 15 % des salariés devront pouvoir stationner simultanément leur vélo dans un bâtiment.

Initiation à l'école

Pour que chaque enfant sache pédaler et connaisse les règles élémentaires du code de la route à son entrée en 6e, le gouvernement va généraliser le dispositif "Savoir rouler" dans les écoles primaires à horizon 2022.

Le gouvernement propose également le déploiement de plans de "mobilité scolaire" à partir de 2019, pour sécuriser les trajets des élèves entre leur domicile et leur établissement scolaire, et encourager le ramassage scolaire à vélo.

La France, mauvaise élève de l'Europe

Comparée à ses voisins européens, la France arrive en queue de peloton pour l'usage du vélo comme moyen de transport. Moins de 2% des trajets domicile-travail se font à vélo et selon l’INSEE, 58% des personnes vivant à moins d'un kilomètre de leur travail s'y rendent en voiture quand elles mettraient environ cinq minutes à vélo. 

Non polluante, silencieuse, outil efficace contre la sédentarité, la petite reine possède pourtant de nombreux avantages en termes de santé et d'environnement.

Il s'agit d'ailleurs du troisième plan vélo mis en oeuvre en six ans. Les précédents, en 2012 et 2014, "comprenaient de bonnes idées mais (...) pas de financement" selon Pierre Serne, président du club des villes et territoires cyclables, interrogé par l'AFP. Avec ce nouveau plan, le gouvernement espère porter à 9% d'ici à 2024 la part des déplacements faits en vélo, pour dépasser la moyenne européenne de 7%.

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