Transports

France Bleu Loire Océan en direct de la gare de Nantes et dans ses coulisses

Par Alexandre Blanc, France Bleu Loire Océan mercredi 16 septembre 2015 à 1:17

Poste d'aiguillage
Poste d'aiguillage © Radio France - Alexandre Blanc

France Bleu Loire Océan investit la gare de Nantes ce mercredi matin. De 6h à midi, toutes les émissions sont réalisées en direct de la gare de Nantes-Sud. On en profite pour visiter un lieu que les voyageurs ne voient jamais : le poste d'aiguillage.

Lorsque l'on quitte la gare de Nantes en train en direction de Paris, cette tour de contrôle le long des voies intrigue. Les cheminots l'appellent le PRS, le Poste tout Relai à transit Souple. En clair, il s'agit d'un poste d'aiguillage. C'est d'ici que sont gérés les départs et les arrivées en gare de Nantes, mais aussi les trains qui circulent jusqu'à Ancenis ou bien en direction de Paris, de Saint Nazaire ou de Bordeaux. 

VISITEZ le poste d'aiguillage de Nantes

35 agents s'y relaient en 3x8 pour assurer une présence 24 heures sur 24, tous les jours de l'année. Ils gèrent 400 mouvements de train au quotidien. Au mur le plan lumineux du réseau. Pardon, le TCO : tableau de contrôle optique. Tous les agents qui travaillent ici lui font face. La diode rouge indique que la voie est occupée. 

L'homme qui reçoit toutes les informations, c'est le chef de circulation. Face à lui trois écrans d'ordinateurs lui permettent de recevoir des mails, de savoir quand partent les trains en gare et où de localiser ceux qui roulent. "Si l'un des trains est en retard, on demande à ceux qui suivent de ralentir", explique l'adjointe au chef de circulation Sandra Petit. 

Gérer le trafic, c'est surtout gérer les imprévus

Le téléphone sonne. C'est la régulation qui signale qu'un tram-train vient de percuter une biche. "Pour éviter que l'incident n'entraîne des retards en cascade, on pratique le dévoiement", expose Sébastien, le chef de circulation. Il lance des consignes aux agents qu'il surplombe depuis son bureau. Ces agents opérationnels actionnent les boutons d'un immense tableau de bord. Une simple pression et c'est un aiguillage qui change de position sur les lignes qui desservent Paris, Bordeaux ou Saint-Nazaire. En cas d'incident, on commande de la même façon les signaux lumineux qui imposent aux conducteurs de s'arrêter. Le système date de 1983. Pour la portion de ligne jusqu'à Ancenis, tout est piloté depuis un ordinateur.