Transports

Gare Montparnasse : la SNCF installe des portiques anti-fraude

Par Emilie Defay, France Bleu Paris et France Bleu lundi 11 janvier 2016 à 8:43

© Radio France - Emilie Defay

La SNCF teste à partir de ce lundi un nouveau dispositif pour lutter contre la fraude dans le TGV. Des portiques à l'entrée des quais ont été installés à la gare Montparnasse à Paris. Seuls les voyageurs munis de billets peuvent passer.

Finis les adieux au pied du train. Désormais, pour accéder aux quais 4-5 et 8-9 de la gare Montparnasse à Paris, il faut être obligatoirement muni d'un billet. Qu'il soit traditionnel, imprimé sur papier ou sur smartphone, les voyageurs doivent valider leur billet sur une borne sans contact qui ouvre une porte en verre.

Pas des portiques de sécurité

Contrairement à ce que beaucoup de voyageurs pensent, ce ne sont pas des portiques de sécurité, précise la SNCF. Ils ne détectent pas les armes. "J'ai cru au début que c'était  pour la sécurité, après les attentats", avoue Vanessa, une voyageuse qui se rend à Tarbes. "Mais c'est bien quand même, c'est une bonne chose de lutter contre la fraude."

Lutter contre la fraude

L'objectif de ces "portes d'embarquement", comme les appelle la SNCF, est de lutter contre la fraude. Elle coûte 300 millions d'euros à la SNCF chaque année, dont 200 millions rien que pour le TGV. On estime que les trains à grande vitesse transportent chaque jour trois à quatre fraudeurs. Avec ce système, impossible en théorie de passer entre les mailles du filet. 

Des files dédiées

Pour éviter les files d'attente, la SNCF a prévu des files dédiées aux abonnés, professionnels, voyageur loisir ou en fauteuil roulant. La vitesse de passage est d'un client toutes les trois secondes par porte, ce qui doit permettre de faire passer 1000 voyageurs en moins de vingt minutes. Malgré tout, certains voyageurs, habitués à arriver à la dernière minute comme Philippe, ne voit pas ces portiques d'un très bon œil. "C'est une contrainte de plus, moins de souplesse quand on arrive souvent à la dernière minute comme moi." 

Quatre systèmes différents vont être testés pendant les trois mois de test à Montparnasse et à la gare Saint-Charles à Marseille. Au final, un seul sera choisi pour être déployé d'ici deux ans dans les quinze gare TGV les plus importantes dont les quatre gares parisiennes.