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Transports

Gare TGV de Vandières : le projet peut-il être relancé ?

vendredi 23 mars 2018 à 6:04 Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Les défenseurs de la gare TGV de Vandières en Lorraine ne désarment pas, mais si pour la région Grand Est le dossier n'est pas enterré, il n'est pas aujourd'hui une priorité.

L'emplacement prévu pour la gare TGV de Vandières
L'emplacement prévu pour la gare TGV de Vandières © Maxppp - Alexandre Marchi

Lorraine, France

C’est l’Arlésienne en Lorraine, objet de nombreuses tergiversations et de polémiques entre élus locaux : ceux qui défendent l'actuelle gare de Louvigny, et ceux qui réclament une gare d'interconnexion entre TGV et TER à Vandières. 

Pas une priorité pour la Région

En 2015, le président de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret essuyait un non en réponse à la consultation organisée sur le sujet. Après lui, Philippe Richert, élu à la tête de la grande région Grand Est s'était refusé à rouvrir ce dossier brûlant. Son successeur, Jean Rottner ne semble pas plus pressé. 

On ne se fixe pas comme objectif de relancer Vandières, il y a d'autres priorités. Pour autant Vandières n'est pas définitivement enterré, il faut prendre les sujets les uns après les autres. (Jean Rottner, président du Grand Est)  

L'Alsacien ne ferme pas la porte, mais reste très prudent. Au delà de la complexité du dossier, ce n'est pas le moment pour lui de se mettre à dos la droite lorraine, et la Moselle en général, dont la majorité des élus est farouchement opposée à Vandières et ne veut même plus en entendre parler. 

Il y a un an pourtant, le Ceser (Conseil Economique, Social et Environnemental), convaincu de la nécessité de disposer de cet équipement, préconisait dans un avis de réaliser Vandières "dans les meilleurs délais". 

Patrick Tassin, président du CESER Grand Est

Dans cet avis, le Ceser rappelle que le projet, dont le solde est estimé à 88 millions d'euros, devait être financé par le produit de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation énergétique) que perçoit annuellement le conseil régional, au titre du Grenelle de l'environnement. 

On peut se poser des questions sur la façon dont est utilisé cet argent, puisqu'il est utilisé. Il y a donc des possibilités de financer cette gare. (Patrick Tassin, président du Ceser Grand Est)  

La gauche ne désespère pas non plus de voir le débat se rouvrir. "A l'époque où nous étions en responsabilités, nous avons fait une erreur avec cette consultation", admet le conseiller régional PS Julien Vaillant qui scrute le calendrier avec inquiétude. D'abord à cause de la durée pendant laquelle la collectivité pourra encore disposer de ce financement. En raison ensuite des futures orientations stratégiques de la SNCF. "L'univers du ferroviaire et de la SNCF est mouvant. On a eu les rapports Duron et Spinetta qui sont en train de changer les priorités dans le ferroviaire." 

En visite mardi en Meurthe-et-Moselle, Patrick Jeantet, directeur général de SNCF réseau, rappelait que la compagnie ferroviaire avait émis un avis favorable à la construction de la gare de Vandières. Mais la situation de 2000 n'est pas celle de 2018 : "Il faudrait reprendre des études de trafic pour voir si cela est encore d'actualité. Mais c'est d'abord aux politiques de trancher." Et ce n'est visiblement pas pour tout de suite.