Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports DOSSIER : Le GCO, grand contournement ouest de Strasbourg

GCO : le recours d'Alsace Nature rejeté

mercredi 29 mars 2017 à 10:19 - Mis à jour le mercredi 29 mars 2017 à 16:15 Par Aude Raso, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Le jugement était attendu : le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté mercredi le recours d'Alsace Nature portant sur la validité du contrat de concession du GCO.

Autoroute A35
Autoroute A35 © Maxppp -

Strasbourg, France

Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté ce mercredi matin le recours déposé par Alsace Nature contre le contrat de concession du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO). L'association, ainsi que la commune de Vendenheim, qui s'était associée à la requête, contestaient la validité de ce contrat conclu entre l'État et Arcos, filiale du groupe Vinci. Dans un communiqué, le tribunal indique que"le contrat de concession n’implique pas, par lui‐même, la réalisation des travaux susceptibles de produire des effets dommageables pour l'environnement" .

Le jugement était attendu. "Nous en prenons acte et sommes satisfaits", a réagi Jean-Luc Fournier, responsable de la communication pour le projet GCO chez Vinci. Le 15 mars déjà, le rapporteur public avait déjà recommandé le rejet du recours d'Alsace Nature. Mais il avait alors reconnu que le projet était "largement contesté et contestable", un élément qui ne se retrouve pas dans le jugement du tribunal administratif. "Le tribunal n'a pas suivi le rapporteur public, réagit Stéphane Giraud, directeur d'Alsace Nature. C'est préoccupant. Cela pose des questions sur le fonctionnement démocratique et la possibilité pour le citoyen de se saisir de ce genre de contrats qui impactent l'environnement."

Cela pose question sur la capacité des citoyens à contrôler, à travers le juge, ce que fait l'État." Maurice Wintz, vice-président d'Alsace Nature

Le seul élément encourageant de ce jugement aux yeux d'Alsace Nature, qui n'exclut pas de faire appel, tient en quelques lignes du communiqué envoyé par le tribunal : "Des études environnementales doivent être effectuées et des autorisations administratives, susceptibles d’être contestées, obtenues préalablement aux travaux d’aménagement de l’autoroute", est-il écrit. Une manière de dire que c'est sur ce terrain que l'association peut contester le projet. Alsace Nature a justement entamé une autre procédure, en référé-suspension, contre des arrêtés autorisant des travaux préparatoires au GCO dans des zones protégées et des "dérogations à l’interdiction de destruction des espèces protégées et de leur habitats". L'audience doit se tenir lundi 3 avril devant le tribunal administratif.

Prochains rendez-vous pour les opposants au GCO : le week-end des 29 et 30 avril se tiendra le festival des Bishnoïs à Ernolsheim-sur-Bruche, sur le tracé de la future autoroute payante, avec au programme des animations, des concerts et forums politiques. "On a d'autres fers au feu. Donc pas d'abattement. La mobilisation va se poursuivre", conclut Maurice Wintz, vice-président d'Alsace Nature.