Transports

Ginko, le réseau de bus et tram de l'agglomération bisontine, sera géré dès l'an prochain par Kéolis

Par Véronique Narboux, France Bleu Besançon vendredi 20 octobre 2017 à 11:23

Le tram de Besançon et les bus du réseau Ginko seront gérés par Kéolis dès 2018
Le tram de Besançon et les bus du réseau Ginko seront gérés par Kéolis dès 2018 © Maxppp - Sylvestre

A partir du 1er janvier 2018, Kéolis assurera la gestion de Ginko, le réseau de bus et de tram de l'agglomération bisontine. Le Grand Besançon a voté jeudi l'attribution de la délégation de service public à cette filiale de la SNCF.

Les élus du Grand Besançon ont choisi le nouvel exploitant de Ginko, le réseau de bus et de tram de l'agglomération bisontine. Exit Transdev, c'est Kéolis, filiale de la SNCF, qui est choisie comme attributaire de la délégation de service public (DSP) pour sept ans. Le vote n'a pas fait l'unanimité : 11 élus Verts et communistes ont voté contre, jugeant que l'offre de Ginko va se dégrader. L'opposition de droite s'est abstenue (16 voix).

Inquiétude chez les salariés de Ginko

Les salariés de Ginko présents dans la salle jeudi soir regrettent de rester dans le flou. Ils redoutent des suppressions de postes, car l'exploitation du réseau était déficitaire l'an dernier et ils craignent que la réduction des effectifs soit un des leviers choisis pour rétablir les comptes. Ils redoutent aussi une hausse des tarifs, peut-être en 2019 et un moindre service rendu aux usagers avec des lignes jugées "moins rentables" et donc moins bien desservies à l'avenir.

Jean-Louis Fousseret, le président du Grand Besançon, explique pour sa part que si Kéolis a été préférée à Transdev, c'est parce que son offre était plus ambitieuse en terme d'augmentation de la fréquentation. Sur les sept ans à venir, l'agglomération bisontine versera une contribution moyenne de 23,6 millions d'euros par an.