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Transports

Gironde : les cheminots grévistes voulaient rencontrer le député cheminot

lundi 23 avril 2018 à 19:38 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Benoît Simian, député LREM du Médoc et ex-cadre à la SNCF, a reçu lundi après-midi, dans sa permanence d'Eysines, une délégation de représentants syndicaux de l'entreprise. Mais il n'est pas venu dialoguer avec la trentaine de cheminots qui attendaient sous ses fenêtres.

Les cheminots tentent - en vain - d'aller rencontrer le député Benoit Simian
Les cheminots tentent - en vain - d'aller rencontrer le député Benoit Simian © Radio France - Pierre-Marie Gros

Eysines, France

Benoît Simian, le député La République en Marche du Médoc, et cadre à la SNCF - en disponibilité pour la durée de son mandat - avait accepté , dans le cadre de ses permanences , de recevoir le secrétaire régional de la CGT cheminots, lundi après-midi à Eysines. Mais il a eu la surprise d'apprendre qu'une délégation plus large de représentants syndicaux venait à sa rencontre. 

Pendant ce temps, une trentaine de cheminots en grève étaient réunis sous ses fenêtres, espérant que l'élu viendrait à leur rencontre. Mais Benoît Simian n'a avait voulu se prêter à l'exercice, estimant que le rendez-vous était trop improvisé pour ouvrir sereinement le dialogue. 

"Je sus tout à fait prêt à leur expliquer le sens de la réforme, mais pas dans ces conditions. IL faut faire de la pédagogie. En tant que cheminot, je suis très attaché à la SNCF du futur, et ce n'est pas en bloquant le pays que l'on réussira. La grève ne fait qu'aggraver la dette de la SNCF et de l'usager-contribuable. - Benoît Simian, député LREM du Médoc 

L'attente, sous la fenêtre du député  - Radio France
L'attente, sous la fenêtre du député © Radio France - Pierre-Marie Gros

S'il n'est pas ouvert le dialogue avec les manifestants, c'est parce que "les représentants syndicaux ne lui ont pas demandé de descendre", explique le député. Une version que contestent les représentants syndicaux présents à l'entrevue. Déception en tout cas des cheminots grévistes, qui avaient des questions directes à poser à l'élu médocain. 

On aurait bien aimé avoir sa vision des choses, et lui demander, comment en tant que cheminot, il peut consciemment participer à la destruction d'une entreprise comme la SNCF, et à la dégradation du service public.  - Marie-Ange Leblanc, contrôleuse de trains et militante CGT 

La discussion avec l'Intersyndicale a duré près d'une heure, chacun a campé sur ses positions.  

On espère toujours que quelqu'un de la maison ait une vision logique, compréhensive. Mais on n'est sûr de rien, car le discours de la République en Marche est quand même très muselé, et on voit bien que sur la plupart des sujets, ils votent comme un seul homme. - Patrick Labrue, de l'UNSA ferroviaire

Les cheminots voulaient dialoguer avec le député-cheminot

Benoît Simian  parle malgré tout d'un dialogue constructif. Reste qu'il exigeait des excuses pour avoir été empêché de s'exprimer par des cheminots, samedi, lors de la journée de soutien aux salariés de Ford Blanquefort , il ne les a pas eu. Les cheminots, quant à eux, exigeaient des excuses de Benoît Simian qui a parlé dans la presse des grévistes preneurs d'orage : ils ne les ont pas eu.