Transports

"Gobee.bike", un service de partage de vélos sans borne dans la métropole lilloise

Par Adrien Bossard, France Bleu Nord mercredi 11 octobre 2017 à 6:00

Près de 500 vélos sont déployés dans la métropole lilloise.
Près de 500 vélos sont déployés dans la métropole lilloise. © Radio France - Adrien Bossard

Depuis une semaine, un nouveau service de partage de vélos se fait une place dans la métropole lilloise : "Gobee.bike". Un système un peu similaire à V'Lille, à cela près qu'il n'y a ici aucune borne. Le vélo peut être pris et laissé n'importe où grâce à la géolocalisation de l'application.

Les vélos rouge de V'Lille ont désormais leur pendant, en vert. Les vélos "Gobee.bike", lancés par la société privée du même nom, depuis une semaine. Près de 500 vélos ont été déployés dans toute la métropole lilloise.

Pas de borne

Le principe ? Avec un smartphone, il suffit de télécharger l'application et de flasher l'un des deux QR Code, placés derrière le guidon ou la selle, pour débloquer le cadenas, et en selle ! L'application permet de géolocaliser le vélo le plus proche de soi. Au moment de le rendre, rien de plus simple. On le dépose où l'on veut, dans un parc ou à proximité d'une bouche de métro et on verrouille le cadenas, pour que quelqu'un puisse le récupérer derrière.

Comment ces vélos verts peuvent-ils se faire une place, à côté de 5.000 V'Lille bien implantés dans l'esprit des Lillois ? "Notre offre est complémentaire, assure Geoffroy Marticou, manager Gobee.bike France. Ce n'est pas le même système. Là, c'est plus occasionnel. Quelqu'un qui a besoin d'un vélo tout de suite, et qui n'a pas envie de marcher 5 minutes pour aller à une borne V'Lille, peut à tout à fait se retrouver dans notre système."

Sauf que ce système sans borne peut avoir quelques limites. "Des vélos laissés n'importe où, en plein milieu d'un trottoir, ça n'est pas acceptable, peste Florent, utilisateur régulier de vélo à Lille. Et c'est sans compter sur des vélos dégradés, j'en ai vu un récemment. C'est très facile de donner un coup de pied dedans."

Le service assure que des agents sont sur le terrain pour faire remonter le problème et il compte sur la communauté d'utilisateurs pour répertorier tous les soucis. Autre contrainte : il n'y a pas d'abonnement. Difficile de fidéliser des cyclistes. Il en coûte 50 centimes la demie-heure pour tout le monde.