Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Grève à la SNCF : les voyageurs de Savoie et la CGT sont prêts pour un conflit dur

mardi 3 avril 2018 à 5:52 France Bleu Pays de Savoie

Des milliers d'usagers sont impactés par la grève "perlée" de la SNCF qui va durer trois mois. Les usagers savoyards et la CGT sont-ils sur la même voie ?

Le mouvement de grève de la SCNF débute ce mardi et finira le 28 juin.
Le mouvement de grève de la SCNF débute ce mardi et finira le 28 juin. © Radio France - Caroline Pomès

Chambéry, France

36 jours de grève étalés sur trois mois. La galère des usagers de la SNCF va durer trois mois, deux jours pas semaine, ce sera un vrai casse-tête pour prendre le train y compris pendant les ponts de mai et les vacances d'avril. Les "hostilités" débutent mardi et mercredi.

Les usagers partagés

Mais les syndicats des cheminots ne veulent rien lâcher contre notamment la volonté du gouvernement de légiférer par ordonnances ce pacte ferroviaire. Si de nombreux usagers sont en colère et agacés par cette grève massive, d'autres comprennent les cheminots et les soutiennent. 

"Il faut les soutenir même si je dois m'organiser pour faire autrement. Si eux lâchent face au gouvernement, personne ne pourra plus tenir tête." - Une voyageuse

A la gare de Chambéry, il y a ceux qui grognent. _"Leur statut est trop vieux et puis ils prennent leur retraite beaucoup trop tôt", s'exclament un Chambérien. Et puis il y a ceux qui craignent le côté organisation. "Comment on va faire pendant trois mois ? C'est trop long. Ce n'est pas à nous de payer pour eux. Qu'ils s'arrangent avec le gouvernement et ne nous fassent pas tout retomber dessus",_ s'indigne un jeune homme obligé de s'organiser avec ses collègues pour aller au travail. 

Mais une autre passante, proche de certains salariés de la SNCF, les soutient à 100%. _"_Ils ne sont pas tant privilégiés. Il faut les soutenir même si je dois m'organiser pour faire autrement. Si eux lâchent face au gouvernement, personne ne pourra plus tenir tête." "Tout le monde peut faire grève, surenchérit un autre usager. Si les grèves n'embêtent personne, elles ne servent à rien." 

Calendrier des jours de grève. - Radio France
Calendrier des jours de grève. © Radio France

La CGT veut frapper fort d'entrée

Antoine Fatiga est l'incontournable délégué aux transports pour la CGT en Savoie. Le nombre de gréviste sera élevé. On parle de 77 % de grévistes chez les conducteurs, mais les cadres aussi devraient participer à leur manière, selon le syndicaliste qui prédit un mouvement aussi dur que celui de 1995. 

Pour Antoine Fatiga, "la grève perlée va permettre de tenir dans le temps, et on sait qu'il n'y a que ça qui peut faire plier ce gouvernement. S'ils sont ouverts à la négociation comme ils le prétendent, on pourra suspendre le mouvement. La balle est dans leur camp. Les gens ont bien compris que ça dépasse l'abolition de privilèges, _c'est l'avenir du ferroviaire qui est en jeu._"

Antoine Fatiga CGT

Antoine Fatiga  - Maxppp
Antoine Fatiga © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES

Véronique Riotton, députée La République en marche de la première circonscription de la Haute Savoie, estime elle que "le pacte ferroviaire est une formidable opportunité pour les cheminots de participer à la refonte de la SNCF" . L'enjeu, d'après celle qui défend les projets d'Emmanuel Macron, est "de faire entendre sa voie dans les négociations".  

Pour la députée de Haute Savoie, le projet est lancé, le gouvernement ne fera pas machine arrière. Elle souhaiterait donc que les syndicats mettent leurs forces dans la négociation plutôt que dans la confrontation.

Véronique Riotton La République en marche