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Transports

Grève à la SNCF : le front syndical se fissure

vendredi 15 juin 2018 à 21:42 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les syndicats de la SNCF sont sortis encore un peu plus divisés d'une réunion tripartite sur la convention collective nationale du secteur ferroviaire ce vendredi. La CGT et SUD rail veulent poursuivre la grève, l'Unsa et la CFDT réfléchissent.

Manifestation nationale contre la réforme du ferroviaire, organisée par les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT)  à Paris, le 22 mars 2018.
Manifestation nationale contre la réforme du ferroviaire, organisée par les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) à Paris, le 22 mars 2018. © Maxppp - Alexis Sciard/IP3

Est-ce la fin du mouvement intersyndical à la SNCF?  Alors que le patron de la CGT Cheminots a annoncé ce vendredi que son syndicat prolongerait en juillet son appel à la grève après le 28 juin, l'Unsa et la CFDT ont refusé de se prononcer, ce soir, au sortir d'une réunion tripartite sur la convention collective nationale du secteur ferroviaire. Cette concertation prend le relais de la réforme de la SNCF adoptée jeudi par le Parlement.
 

Les syndicats divisés en deux camps

A l'issue de la  réunions avec le patronat et le gouvernement, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT s'est dit "extrêmement" déçu et a parlé de "provocation". Même tonalité chez SUD rail qui souhaite une poursuite de la grève sur des dates "ciblées" qui "feront sens" dans la négociation en cours.

A l'inverse, l'Unsa et la CFDT sont sorties satisfaites, même si prudentes. Les 2e et 4e syndicats de la SNCF se sont gardés de se prononcer sur la poursuite du mouvement de grève toujours prévu jusqu'au 28 juin. "Si la SNCF fait un geste et si ce qui nous a été dit est confirmé, nous porterons ces propositions-là à nos équipes, à nos adhérents, qui décideront en toute démocratie et pour ce faire nous avons un conseil national mardi", a déclaré Didier Aubert de la CFDT Cheminots. Relevant "des éléments importants" recueillis à la réunion, Roger Dillenseger (Unsa) a également annoncé qu'il allait les "soumettre" à ses "structures" mardi.
 

"Aujourd'hui, il est un peu hasardeux de parler d'intersyndicale", a reconnu l'Unsa ferroviaire, tandis que la CFDT assurait qu'elle irait "poliment faire le point" à l'intersyndicale programmée lundi. Celle-ci se tiendra "à deux, trois ou quatre", a complété SUD.
 

Début de 18 mois de négociations

Sur le fond, la réunion a permis de jeter les premières bases d'une concertation appelée à durer les 18 prochains mois, et d'acter la création d'un "observatoire du dialogue social", comprenant notamment l'ancien patron de la Poste et de la RATP, Jean-Paul Bailly, chargé de "suivre" les discussions.

Après deux mois et demi de conflit, la rédaction de la nouvelle convention collective du secteur ferroviaire est cruciale pour préparer l'ouverture à la concurrence et pour les salariés qui ne seront plus embauchés au statut à partir de janvier 2020. De gros morceaux sont à négocier : les classifications et rémunérations, les garanties collectives (la prévoyance) et le droit syndical, ainsi que de nouveaux points apparus avec la réforme ferroviaire.