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Transports

Grève à la SNCF : le Premier ministre entend "autant les grévistes que ceux qui veulent aller travailler"

mardi 3 avril 2018 à 9:49 - Mis à jour le mardi 3 avril 2018 à 16:11 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le gouvernement "tiendra bon dans l'écoute, dans la concertation" et dans "le dialogue", a assuré la ministre des Transports ce mardi matin, au premier jour de la grève de la SNCF. "Le statut quo à la SNCF n'est pas acceptable", a pour sa part répété le Premier ministre devant les députés.

Un train bondé, ce mardi matin, gare de Lyon à Paris.
Un train bondé, ce mardi matin, gare de Lyon à Paris. © AFP - Christophe SIMON

Alors que la grève très suivie de la SNCF a débuté ce mardi matin, les membres du gouvernement ont défendu la réforme voulue par le gouvernement dans les médias et à l'Assemblée nationale. 

"Le gouvernement tiendra bon", affirme la ministre des Transports

La ministre des Transports Elisabeth Borne a assuré, ce matin sur RMC et BFMTV, que le gouvernement "tiendra bon dans l'écoute, dans la concertation, dans le dialogue". Elle a répété qu'elle ne comprenait pas la grève des cheminots, en pleine concertation entre l'État et les syndicats sur la réforme de la SNCF, et alors que le gouvernement a fait des "avancées" en direction des syndicats.

Ce mardi après-midi à l'assemblée, la ministre a réaffirmé que "le gouvernement est déterminé à mener cette réforme globale dans l'écoute, la concertation et le dialogue".

Le Premier ministre "entend autant les grévistes que ceux qui veulent aller travailler" 

Le premier ministre Édouard Philippe, lui, s'est exprimé devant les députés à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. Il a déclaré entendre "autant les grévistes" que "ceux qui veulent aller travailler", saluant les "clients et usagers de la SNCF" qui ont "des jours difficiles" en raison des grèves. Défendant la réforme voulue par le gouvernement, il a également répété que "le statut quo n'est pas acceptable à la SNCF". "Au fur et à mesure que nous augmentons l'argent qui est versé à la SNCF, la qualité du service public se dégrade", a-t-il affirmé.

Une rencontre jeudi avec les syndicats 

Lors de son interview de ce mardi matin, la ministre des Transports avait également réaffirmé que les cheminots qui passeront de la SNCF à une autre entreprise lors de l'ouverture à la concurrence garderaient leurs avantages. Elisabeth Borne avait aussi souligné qu'elle rencontrerait jeudi les syndicats sur l'ouverture à la concurrence, la dette et le cadre social.

Une "tradition de conflit"pour le secrétaire d'État à la Fonction publique 

Le secrétaire d'État à la fonction publique Olivier Dussopt a, pour sa part, estimé ce mardi qu'il existait à la SNCF "une tradition de conflit", "une volonté d'entrer directement dans le rapport de force". Sans reprendre la formule du député LREM Gabriel Attal qui avait appelé lundi à sortir de la "gréviculture", Olivier Dussopt a observé sur franceinfo que dans les 40 ou 45 dernières années, la SNCF n'avait "pas connu une année sans grève". "Je ne sais pas s'il y a une culture de la grève, mais il y a une volonté d'entrer directement dans le rapport de force", a-t-il dit, évoquant aussi "une tradition de conflit". Pour lui, "l'enjeu est simple, c'est expliquer aux cheminots et aux usagers ce que le gouvernement veut faire", à savoir "sauver et moderniser" la SNCF.

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