Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Grève à la SNCF : manifestation de cheminots à Paris, le mouvement a déjà coûté "une centaine de millions d'euros"

lundi 9 avril 2018 à 11:11 - Mis à jour le lundi 9 avril 2018 à 20:31 Par Thibaut Lehut, France Bleu

La grève a déjà coûté "une centaine de millions d'euros" à la SNCF, a annoncé ce lundi Guillaume Pepy, le patron de l'entreprise. Les cheminots sont de nouveau mobilisés, et ont notamment manifesté à Paris.

Les cheminots se sont fait entendre des députés, en manifestant près des Invalides à Paris.
Les cheminots se sont fait entendre des députés, en manifestant près des Invalides à Paris. © AFP - David Seyer / CrowdSpark

La grève coûte "20 millions d'euros par jour" à la SNCF, a déclaré Guillaume Pepy ce lundi sur BFM TV. En tout, le mouvement social a déjà coûté "une centaine de millions d'euros". Les cheminots sont de nouveau mobilisés et ont manifesté notamment à Paris, où l'examen du texte de la réforme a commencé à l'Assemblée.

Une mobilisation légèrement en baisse

Le patron de la SNCF a concédé que la grève est "toujours très suivie, mais il y a quand même plus de trains que la dernière fois". Au  quatrième jour de mobilisation. Un quart des cheminots (24,9%) inscrit au planning lundi était en grève en milieu de matinée, contre 29,7% le 4 avril au deuxième jour de grève, selon les chiffres de la SNCF. Mais les conducteurs (75% de grévistes, contre 74% la semaine passée) et les contrôleurs (71%, contre 77%) restaient très mobilisés, les aiguilleurs dans une moindre mesure (35%, contre 46%).

Par conséquent, le trafic reste "très perturbé" avec un TGV sur cinq, un Transilien et un TER sur trois et un Intercités sur six en circulation. Le trafic routier a été touché par ricochet dans la matinée en Ile-de-France.

Manifestation à Paris et début de la séquence politique

Face à cette situation bloquée, le président Emmanuel Macron va entrer dans l'arène jeudi, dans le journal de 13h de TF1. Parallèlement à cette bataille, l'examen de la réforme a commencé ce lundi à l'Assemblée nationale, alors que le Premier ministre a redit ce week-end son intention "d'aller jusqu'au bout". La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a défendu devant les députés une réforme "impérative" et plaidé pour un débat "délesté des fantasmes et des contre-vérités qui le polluent". Cette réforme "urgente" a "pour seul objectif de mieux satisfaire, enfin, les attentes de nos concitoyens, en particulier pour leur transport du quotidien", a souligné la ministre, en récusant toute volonté du gouvernement de "passer en force".

À cette occasion, plusieurs centaines de cheminots et sympathisants se sont rassemblés lundi après-midi à Paris sur l'esplanade des Invalides, non loin de l'Assemblée nationale, pour défendre "l'avenir du service public ferroviaire". Massés à proximité de la rue de l'Université bloquée par la police, les  manifestants ont multiplié explosions de pétards et sirènes pour se faire entendre des députés, dans un festival de fumigènes.

Manifestations à Lyon, Lille et Marseille

A Lyon aussi, plusieurs centaines de personnes - 4 à 500 selon la police, 800 selon les organisateurs -, dont une centaine d'étudiants, ont défilé dans l'après-midi contre la réforme de la SNCF. Entre 250 et 300 cheminots s'étaient rassemblés dans la matinée à Lille où, tôt le matin, des manifestants avaient mis en place un barrage filtrant des cars Ouibus et Flexibus partant vers Paris et Bruxelles pour les retarder. Un rassemblement a aussi eu lieu à Marseille.