Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Grève des cheminots contre la réforme des retraites : il ne faut pas "opposer les salariés entre eux"

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Les cheminots rejoignent, ce mardi, le mouvement contre le projet de réforme des retraites, avec des perturbations sur le réseau TER en Lorraine. Le porte-parole de la CGT dans le département explique pourquoi cette réforme "est mauvaise pour tout le monde"

TER en gare de Thionville entre Metz et le Luxembourg
TER en gare de Thionville entre Metz et le Luxembourg © Radio France - Rachel Noel

Moselle, France

Après les avocats, les paramédicaux, les pilotes, les professions libérales, après les transports en commun parisiens, c'est au tour - entre autres - de deux syndicats de la SNCF, la CGT et Sud Rail, d'appeler à la grève contre la réforme des retraites. La CGT qui le précise : il s'agit aussi de continuer à protester contre la réforme ferroviaire.

Une réforme qui va "appauvrir l'ensemble des salariés"

"On ne se bat pas seulement pour les régimes spéciaux des cheminots. Aujourd'hui, la réforme des retraites concerne tous les salariés du pays, et elle est complètement injuste, insiste Christophe Achoub, porte-parole en Lorraine de la CGT Cheminots. Elle va appauvrir l'ensemble des salariés. Le gouvernement va s'atteler à opposer les salariés entre eux."

Reste que pour l'instant, le régime spécial des cheminots est plutôt avantageux par rapport au privé, en tout cas sur le papier : un départ à la retraite plus précoce que la moyenne avec une pension calculée sur les six derniers mois de travail, à 75% du salaire mensuel, contre 50% en moyenne pour les salariés du régime général. 

Nous sommes déjà pénalisés par les réformes antérieures"

Mais Christophe Achoub tient à le rappeler : la retraite à taux plein à 52 ou 57 ans, "c'est sous condition d'avoir cotisé 166 trimestres, soit 41,5 années." Autrement dit, pour partir à taux plein à 57 ans, il faudrait avoir commencé à travailler... à quinze ans et demi. "Aujourd'hui, un cheminot ne peut plus partir tôt à la retraite. Nous sommes déjà pénalisés par les réformes antérieures", martèle le syndicaliste, qui entend casser cette image de "privilégiés". 

On va se retrouver avec des cheminots aux retraites à moins de 1.000 euros. Comment voulez vous vivre dignement avec ça ?"

"Les cheminots, quand ils ont signé à la SNCF, ils ont aussi accepté de petits salaires, ils ont cotisé pour pouvoir partir plus tôt. Et pendant leur carrière, on casse leur contrat en cours de route ? Les cheminots n'ont jamais eu non plus de complémentaire obligatoire. Comme beaucoup de salariés du privé comme du public, ils resteront des parents pauvres en matière de pension de retraite, alerte Christophe Achoub. On va se retrouver avec des cheminots aux retraites à moins de 1.000 euros. Comment voulez vous vivre dignement avec ça ?"

Choix de la station

France Bleu