Transports

Grève des cheminots : où en sont les négociations ?

Par Martin Cotta, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 29 mars 2016 à 15:50 Mis à jour le mardi 29 mars 2016 à 15:52

Un TER en gare de Firminy
Un TER en gare de Firminy © Radio France - Yves Renaud

La remise en cause du statut des cheminots en France continue de mettre de l'huile sur le feu. Une intersyndicale appelle à la grève le jeudi 31 mars. Mais le temps presse car la nouvelle convention collective doit être signée au plus tard le 1er juillet 2016. Où en sont les négociations ?

Ce jeudi 31 mars, le trafic SNCF sera de nouveau perturbé. Après une première grève le 9 mars dernier, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Sud-Rail, Unsa, CFDT) appellent de nouveau au rassemblement pour défendre leur condition de travail.

Une nouvelle convention collective doit être signée entre la direction de la SNCF et les partenaires sociaux. Et pour les cheminots, pas question de toucher à leur statut. En réalité les négociation entre les syndicats, la direction et le gouvernement durent depuis 2014 et la loi sur la réforme du secteur ferroviaire, mais un nouveau texte "le décret socle", publié le 17 mars dernier, a mis encore de l'huile sur le feu.

Les horaires des contrôleurs changés

Ce texte est la base des négociations pour le gouvernement même si les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. Le décret socle remet en cause le temps de travail d'un cheminot. Par exemple, les horaires d'un contrôleur pourront être changés une heure avant sa prise de service. Aucun compromis n'a été trouvé pour l'instant. Le décret socle prévoyait aussi la remise en cause des mi-temps. Un salarié aurait dû renégocier lui-même son contrat à mi-temps "en fonction de la nécessité de service" expliquait le texte à la base. Comprenez : en fonction des besoins dans sa gare d'affectation. Au final la direction a lâché du lest et abandonner l'idée.

La question des jours de repos, dont une partie pourrait être supprimés, n'est toujours pas réglée, ni la question du gel des salaires prévu encore cette année. Le temps presse car la nouvelle convention collective doit être signée au plus tard le 1er juillet. Sinon c'est le gouvernement qui tranchera.