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Groupe Etat islamique : la mort du chef Al-Baghdadi ne met pas fin à la menace terroriste en France

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Par , , France Bleu

Le leader du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, est mort dans une opération américaine, a annoncé la Maison blanche dimanche 27 octobre. Si Daech perd son chef, l'organisation terroriste reste toujours dangereuse, notamment en France.

Abou Bakr al-Baghdadi, le 5 juillet 2014, dans une vidéo tournée lors d'un prêche à Mossoul (Irak).
Abou Bakr al-Baghdadi, le 5 juillet 2014, dans une vidéo tournée lors d'un prêche à Mossoul (Irak). © AFP - AFP

France

Abou Bakr el-Baghdadi, le leader du groupe Etat islamique, est mort lors d'une opération militaire menée par les Américains, a annoncé la Maison blanche dimanche 27 octobre. Celui qui s'était autoproclamé "calife" en 2014 s'est fait exploser dans un tunnel en tentant de fuir avec ses trois enfants, a détaillé le président américain Donald Trump. Si Daech perd son chef, qui a présidé aux destinés de 7 millions de personnes en Syrie et en Irak au plus fort de l'expansion de l'E.I, l'organisation terroriste n'en reste pas moins dangereuse

Le risque d'actes de vengeance en France 

En témoigne notamment une note, adressée par le ministère de l'Intérieur aux préfets. Elle les appelle à "une vigilance accrue" et alerte sur le risque d'"actes de vengeance". La place Beauvau évoque "la possible intensification de la propagande djihadiste consécutive à ce décès" et recommande donc aux préfets d'être attentifs "à l'occasion des événements publics qui pourraient être programmés" dans les prochains jours. Dans ce contexte, le ministère demande aux représentants de l'Etat "de faire preuve d'une attention particulière à l'égard de toutes les informations qui pourraient leur parvenir de nature à justifier un signalement immédiat aux services spécialisés". La crainte d'une attaque des prisons de djihadistes pour libérer les combattants est aussi prégnante : 12.000 hommes pourraient s'échapper.

Des cellules clandestines toujours opérationnelles

Les recommandations du ministère de l'Intérieur partent du principe que la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi ne signe pas la fin du groupe Etat islamique. Si c'est évidemment un coup dur porté à Daech, cette organisation terroriste est avant tout basée sur une idéologie, qui ne meurt donc pas avec son chef. On peut comparer cette situation avec celle de la mort d'Oussama Ben Laden, en 2011 : cela n'avait pas mis fin à Al-Quaïda. Le groupe Etat islamique va donc s'appuyer sur sa propagande pour subsister. 

Le groupe Etat islamique va sûrement tenter de se trouver un nouveau chef. Cependant, l'ancien porte-parole d'Abou Bakr al-Baghdadi, désigné pour lui succéder, aurait été tué dans un autre raid dimanche. La suite sera donc probablement assurée par les cellules clandestines du groupe, qui opèrent toujours en Irak, Syrie, Somalie, au Yémen ou au Nigéria. Elles disposent de réserves d'argent pour poursuivre leurs activités.

Plus de territoires, des conflits internes et une lassitude

Si Daech n'a pas dit son dernier mot avec la mort de l'homme le plus recherché au monde, l'organisation terroriste n'en reste pas moins affaiblie. Tout d'abord, elle a perdu son territoire en Irak et en Syrie. De plus, les conflits internes, enfouis pendant le "califat" d'Al-Baghdadi, risquent de resurgir. Ainsi, les djihadistes nigérians qui contestaient leur chef pourraient donner de la voix. Enfin, selon certains spécialistes, une forme de lassitude pourrait gagner les partisans de Daech et entraîner ainsi des défections. 

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