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Transports

Harcèlement sexuel dans les transports : un numéro et une application mobile

lundi 5 mars 2018 à 16:12 Par Lisa Melia, France Bleu Paris, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

La RATP, la SNCF et la région Île-de-France ont dévoilé ce lundi 5 mars la nouvelle campagne de sensibilisation et d'information pour lutter contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans les transports en commun franciliens.

L'un des trois visuels de la nouvelle campagne contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun
L'un des trois visuels de la nouvelle campagne contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun - RATP/SNCF

Île-de-France, France

"Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel". Voici le slogan qui va s'étaler sur les murs des couloirs des métros et des RER et sous les abribus du réseau francilien.

La campagne contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun se poursuivra jusqu'au 27 mars - Aucun(e)
La campagne contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun se poursuivra jusqu'au 27 mars - RATP/SNCF

Objectif de cette campagne de lutte contre le harcèlement dans les transports : sensibiliser, informer, mais aussi dissuader les agresseurs. Car les chiffres, eux, forcent les pouvoirs publics à la réaction : une femme sur deux dit avoir peur de prendre les transports en commun, neuf sur dix y ont déjà subi des faits de harcèlement, voire d’agression et 43% des faits de violences grave contre les femmes se produisent dans les transports - c'est plus que dans la rue.

Un numéro d'alerte et une application smartphone

L'idée n'est pas seulement de libérer la parole, mais de donner les outils aux victimes pour se déclarer. Le numéro d'alerte 31 17 existe depuis 2015, la campagne a pour mission de le faire connaître, pour que les témoins aient le réflexe de le composer quand ils assistent à une aggression. S'ils craignent pour leur sécurité, ils peuvent aussi envoyer un sms au 31 177, pour plus de discrétion, ou utiliser l'application à télécharger sur son portable. Les agents de la SNCF et de la RATP pourront alors géolocaliser l'aggresseur et intervenir.

La campagne est "un peu choc pour faire ressentir la peur qu'ont les femmes quand elles sont dans les transports en commun, précise la présidente du Conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse. Ce ne sont pas les hommes qu'on stigmatise, ce sont les prédateurs."

Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Île-de-France

Sur le harcèlement, c'est vraiment l'omerta, les femmes le subissent mais c'est compliqué d'aller le dénoncer. C'est là-dessus que comptent les prédateurs. - Valérie Pécresse

Intervention rapide

Grâce au numéro et à l'application, la SNCF et la RATP assurent qu'elles pourront intervenir plus rapidement en cas d’agression. Les personnels pourront s'appuyer sur les caméras de surveillance du réseau : "Nous en avons 35 000 caméras embarquées et 15 000 fixes sur le réseau RATP, précise Catherine Guillouard, la présidente de la RATP. C'est un réseau très dense. L'avantage, c'est qu'à la demande de la justice, on peut produire les vidéos, ce qui peut mener à une sanction."

La campagne se poursuivra jusqu'au 27 mars. Des messages d'informations seront aussi diffusés dans les gares, à l'image de ceux qui préviennent de la présence de pickpockets. Par ailleurs, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb a confirmé ce lundi que le gouvernement retenait le principe d'une amende forfaitaire pour sanctionner les auteurs de harcèlement. Cette infraction devrait être mis en place dans "les mois à venir", selon Gérard Collomb. Un rapport parlementaire sur le sujet préconise une amende de 4e classe, c'est-à-dire allant de 90 à 750 euros.