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Hausse des tarifs Tisséo : "Augmentons plutôt le versement-transport des entreprises", plaide l'opposition

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Par , , France Bleu Occitanie

Les prix des transports en commun augmentent ce jeudi à Toulouse et dans son aire urbaine : 80 centimes pour les tickets 10 déplacements, 2,50 euros par mois pour les abonnements. L'opposition à la Métropole estime qu'il fallait demander aux entreprises de faire un effort, plutôt qu'aux foyers.

Marc Péré, maire de l'Union et conseiller métropolitain d'opposition
Marc Péré, maire de l'Union et conseiller métropolitain d'opposition © Radio France - Clémence Fulleda

Dès ce jeudi 1er juillet, les tarifs de Tisséo changent, pour la première fois en trois ans. Les tickets 10 déplacements et les abonnements annuels notamment augmentent. Tisséo et l'équipe métropolitaine ne s'en cachent pas, il faut financer la troisième ligne de métro. Marc Péré, maire de l'Union et co-président d'un des groupes d'opposition à Toulouse Métropole était notre invité ce jeudi 30 juin.

Cette hausse des tarifs de 6%, est-elle justifiée?

C'est une double erreur. La crise du Covid va avoir des répercussions. Augmenter les tarifs en même temps que le gaz par exemple, c'est pénaliser les gens qui travaillent. Ensuite, il faut rendre les transports attractifs à long terme pour que les gens s'y reportent. Dans d'autres villes, on parle de gratuité des transports justement pour les rendre attractifs.

Tisséo répond qu'il n'y a pas eu de hausse depuis trois ans, y compris l'année dernière avec la crise sanitaire, pour ne pas peser sur les ménages. On peut le comprendre, non ?

Les ressources de Tisséo, c'est les recettes commerciales (100 millions d'euros par an environ) et le versement-transport des entreprises de plus de 11 salariés (250 millions d'euros par an). Pourquoi est-ce que dans un moment de difficulté, on se retourne vers les gens qui travaillent, qui prennent les transports en commun ? On ne demande pas un effort similaire au tissu économique. L'effort doit être partagé, augmentons le versement-transport payé par les entreprises. Je rappelle qu'à Toulouse aujourd'hui, ce versement-transport c'est 2 % de la masse salariale pour les entreprises, alors qu'à Paris, c'est 3%.  

C'est une décision législative qui se prend à l'Assemblée nationale...  

L'exécutif de la métropole se cache derrière le fait de ne pas pénaliser le tissu économique en difficulté, blablabla. En revanche, on se retourne facilement vers le monde du salariat pour leur faire payer davantage. Il faut que ce taux de 2% évolue vers 2,2 à 2,4%. C'est la seule solution réaliste pour répondre aussi à l'ambition d'une troisième ligne de métro qui va mettre Tisséo sur les genoux.

Il faut financer les gros travaux, comme la troisième ligne du métro, les lignes de bus Tisséo, ça représente 4 milliards d'euros d'investissement. Il faut moderniser le réseau.

Bien sûr, je le redis, il existe d'autres façons de financer tout cela. Je voudrais rappeler quand même l'enjeu du RER parce qu'aujourd'hui, tous les efforts sont mis sur les transports de Tisséo alors qu'il existe un enjeu majeur pour l'ensemble de l'agglomération toulousaine. Moi, je ne supporte pas l'idée que sur l'A64, par exemple, entre Muret et Toulouse, tous les matins, des dizaines de milliers de voitures dans les bouchons alors qu'à côté, il existe une voie qui pourrait se transformer en RER cadencé.

"Il faut que la métropole s'empare du dossier du RER cadencé."

Vous défendez cette idée de RER cadencé toutes les dix minutes. C'est en bonne voie ?

Non, je pense que l'exécutif métropolitain ne fera rien pour que ce RER se fasse. Moi, je considère qu'il n'est pas responsable de ne pas faire tout ce qu'il faut pour que dans quinze ans, l'agglomération toulousaine soit dotée d'un réseau ferroviaire performant. Aujourd'hui, si on ne fait rien, on condamne des dizaines de milliers de voitures à Colomiers ou à Muret, à s'engluer dans des bouchons infinis, à brûler des millions de litres de gazole. Aujourd'hui, ce dossier là n'est pas traité. On le rejette entre différents partenaires en disant ce n'est pas de notre responsabilité. 

Vous appelez Carole Delga, qui a été réélue, à prendre en main ce dossier ?

Bien sûr, on dit ce n'est pas une compétence de la Métropole. Quand on me dit le RER de l'agglomération toulousaine n'est pas de notre responsabilité, et qu'en même temps on met des dizaines de millions d'euros pour financer la LGV, qui n'est pas du tout la compétence de la Métropole, je vois bien que la volonté n'y est pas.  

Vous venez d'être élu au Conseil départemental face à un candidat soutenu par la majorité sortante. Vous êtes divers gauche, allez-vous intégrer la majorité ou être dans l'opposition ?

Nous serons une composante de la gauche et nous voterons pour le président Georges Méric jeudi.

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