Transports DOSSIER : Le projet de l'A45 entre Saint-Étienne et Lyon

Il faut trouver 422 millions d'euros pour l'A45

Par Julie Szmul, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 22 février 2015 à 11:44

Tracé d'étude du projet de l'A45.
Tracé d'étude du projet de l'A45. © DR / Ministère de l'Écologie

422 millions d'euros, c'est la part à payer pour Saint-Étienne Métropole et le Conseil général de la Loire s'ils veulent que le projet d'autoroute voit le jour, sur une facture totale de 1,2 milliard d'euros, que se partagent les collectivités, l'Etat et le constructeur.

Trouver 422 millions d'euros pour construire l'A45, est-ce possible ? C'est la question que se posent aujourd'hui Saint-Étienne Métropole et le Conseil général de la Loire, après le rendez-vous de Gaël Perdriau et de Bernard Bonne jeudi dernier avec le secrétaire d’État en charge des transports, Alain Vidalies. Celui-ci a validé une nouvelle fois ce projet, qui doit permettre de désengorger l'actuelle A47 entre Lyon et Saint-Étienne. Le devis s'élève à 1?2 milliard d'euros : un tiers à la charge du constructeur, un tiers pour l’État et le dernier à la charge des collectivités. C'est à dire Saint-Étienne Métropole et le conseil général de la Loire, qui vont devoir trouver 422 millions d'euros exactement.

Une somme colossale

422 millions d'euors, c'est le prix de 5 airbus A320. Pour revenir au niveau local, c'est aussi plus de la moitié du budget annuel du conseil général de la Loire. Le conseil qui va donc se partager la facture avec Saint-Étienne Métropole : cela fait 211 millions chacun. C'est beaucoup, c'est presque deux fois le montant des travaux de rénovation du stade Geoffroy Guichard. C'est surtout l'équivalent de deux ans et demi d'investissement pour la Métropole : si l'on investit dans l'A45, pendant  deux ans et demi on ne peut rien financer d'autre. Compliqué donc d'imaginer que la Métropole et le Conseil général puissent porter, tous seuls, le projet.

Les élus arrivent pourtant, pour la plupart, à rester optimistes, même s'ils reconnaissent qu'il faudrait plus de financeurs dans ce dossier. Après tout, l'A45 concerne aussi d'autres départements, en Auvergne notamment. Ils espèrent aussi que l’État va revoir sa copie, et participer un peu plus au financement total du projet.

A45 SON

Pour terminer, tout le monde compte un peu sur les élections régionales de décembre pour que la majorité change, et qu'elle décide de prendre à son compte une partie du financement de cette A45. Ce que l'actuel président Jean-Jack Queyranne a toujours refusé.