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Ile-de-France : les bus les plus récents réduisent d'environ un tiers les émissions polluantes

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Ile-de-France Mobilités et Airparif dévoilent les résultats d'une étude sur les émissions de polluants de l'air des bus. Les véhicules les plus récents du parc sont moins polluants, notamment concernant les émissions d'oxydes d'azote et de particules à l'échappement.

Des appareils de mesure des émissions de polluants ont été installés sur 22 bus qui roulent en Ile-de-France
Des appareils de mesure des émissions de polluants ont été installés sur 22 bus qui roulent en Ile-de-France © Radio France - Emilie Defay

"Le Dieselgate des bus n'arrivera pas". Valérie Pécresse se réjouit, ce jeudi 28 janvier, en dévoilant les résultats d'une étude sur la pollution des bus de la Région. Lancée en juin 2018, cette étude de grande ampleur, qui a coûté 1,3 million d'euros, a été menée par Airparif, l'association chargée de mesurer la qualité de l'air en Ile-de-France. 

"C'était juste après le Dieselgate de Volkswagen, on avait peur de découvrir que les bus diesel qu'on nous avait vendus comme beaucoup moins polluants ne l'étaient, en réalité, pas autant que ce que les constructeurs nous avaient promis. C'est donc un grand soulagement", explique la présidente de la région Ile-de-France. 

Les émissions polluantes étudiées en conditions réelles de circulation

Pour parvenir à mener son étude, Airparif a équipé 28 bus diesel, hybrides et au gaz naturel comprimé (GNC) de capteurs permettant de mesurer les émissions de particules fines, d'oxydes d'azote (NOx), de monoxyde de carbone et de CO2. L'association a recueilli plus de 30 millions de données au cours de trajets dans la région, avec des passagers, et dans différentes conditions météo. 

Le remplacement entre 2014 et 2020 de plus de 2.000 bus a donc réduit d'environ un tiers les émissions annuelles de d'oxydes d'azotes, de particules à l'échappement (PN) et de moins de 5% les émissions de CO2 des bus. 

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L'une des principales conclusions de l'étude est que les bus les plus récents (suivant la norme européenne d'émission Euro VI) produisent moins d'émissions polluantes que les modèles antérieurs Euro IV. "Qu'ils soient diesel, hybrides ou au gaz naturel comprimé, les véhicules Euro VI sont nettement moins polluants que les Euro IV", résume Karine Léger, directrice générale d'Airparif. "L'étude montre aussi l'impact des différents types de motorisation. Les bus au gaz naturel comprimé sont très performants par rapport aux oxydes d'azote. Les bus hybrides sont, eux, très performants par rapport au rejet de gaz à effet de serre, comme le CO2"

L'étude permet également de mieux définir les particularités de chaque type de motorisation et d'adapter les usages. "Les bus hybrides sont particulièrement performants dans un environnement urbain dense, puisque les émissions sont moins sensibles à la vitesse pour les oxydes d'azote. Les bus qui roulent au gaz naturel comprimé sont très peu sensibles au démarrage à froid, quand le moteur n'est pas encore chaud, et ils sont peu sensibles à la température ambiante", détaille Karine Léger.

Objectif : plus aucun bus diesel dans la région en 2029

Actuellement, le parc de 10.000 bus d'Ile-de-France est composé de 45% de bus Euro IV ou à la technologie similaire, de 29% de bus Euro VI et de bus hybrides ou au gaz naturel comprimé. L'objectif du syndicat des transports de la Région est de remplacer tous les bus diesel en 2025 pour Paris et la petite couronne, et en 2029 pour l'ensemble de la région. Le remplacement des bus et l'adaptation de leurs centres opérationnels représentent un programme de 4 milliards d'ici 2030.

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