Transports

INFO France Bleu 107.1 | L'armée veut faire déménager l'héliport de Paris

Par Emmanuel Collardey, France Bleu Paris et France Bleu mercredi 9 septembre 2015 à 18:00

© Max PPP

Les militaires qui s'inquiètent pour la sécurité du "Pentagone" de Balard vont peut-être réussir là où les élus échouent depuis plusieurs années. Selon les informations de France Bleu 107.1, l'Etat a demandé le déménagement de l'héliport de Paris, trop proche du nouveau ministère de la Défense.

Les ennemis de l'héliport de Paris - Issy viennent de recevoir un renfort de poids. Il s'agit de l'armée qui est devenue le nouveau voisin de la plateforme aérienne, dans les locaux flambants neufs du ministère de la défense de Balard. Les militaires qui emménagent depuis février  voient d'un très mauvais œil la proximité du "Pentagone" avec l'héliport situé à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, de l'autre côté du périphérique.   

Des accès non sécurisés

Tous les jours,  des hélicoptères privés survolent et virent juste au dessus du bâtiment qui doit abriter les états majors des trois armées, le cœur de la défense française. Inacceptable pour l'armée qui refuse cette cohabitation. D'autant que même en cette période de menace terroriste élevée, un élu parisien nous affirme que les accès du site ne sont pas sécurisés.

Une victoire pour les élus

D'après nos informations, l'armée a donc demandé le déménagement de l'héliport et elle a été entendue : alors que l’État avait toujours rejeté les demandes de son déménagement, notamment au nom de l'attractivité économique, cette fois il a cédé. La Direction Générale de l'Aviation Civile a été chargée de trouver un autre site pour l'accueillir, dans le cœur de l'agglomération parisienne. Les militaires sont donc en train d'obtenir ce que  les élus et certains riverains ont réclamé en vain, pour cause de nuisances sonores. Avant de devenir maire de paris, Anne Hidalgo avait qualifié l'héliport de Paris - Issy d'"anomalie urbaine" et voulait en faire un espace vert, jusqu'à ce que l’État maintienne le refus "non négociable" de sa fermeture, en janvier dernier. Le maire du XVème Philippe Goujon (LR) bataille lui aussi depuis des années pour obtenir cette fermeture.