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INFO FRANCE BLEU - Le port de Calais ne veut plus payer les contrôles des migrants dans les camions

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Info France Bleu - Alors que le Brexit sans accord se profile, le port de Calais dit stop aux contrôles. Il ne veut plus payer, à la place des Anglais, la facture pour vérifier s’il y a des migrants dans les camions, à partir du 1er janvier. Il y en a pour 8 millions d'euros.

Le port de Calais ne veut plus payer les 8 millions d'euros que coûtent, chaque année, les contrôles pour rechercher les migrants dans les camions.
Le port de Calais ne veut plus payer les 8 millions d'euros que coûtent, chaque année, les contrôles pour rechercher les migrants dans les camions. © Radio France - Noémie Bonnin

Contrôles de Co2, contrôles de battements de cœur, ondes millimétriques et ouvertures de camions... ces multiples tâches de vérification mobilisent 200 personnes au port au Calais. Une mission effectuée, pour le compte des Anglais, dans le cadre des accords du Touquet, qui ont déplacé la frontière en France. 

8 millions d'euros par an

Mais Jean-Marc Puissesseau ne veut plus de cet arrangement, qui coûte chaque année 8 millions d'euros. Le patron du port estime que plus rien ne le justifie, avec des Anglais hors de l'Union européenne. Par ailleurs le port, qui a déjà perdu 30 millions d’euros de chiffres d’affaires avec le coronavirus, a d'autres priorités, avec son agrandissement, notamment.

"Faut que ça aboutisse, moi je ne mets pas de diktat, explique Jean-Marc Puissesseau. Mais je demande qu'à compter du 31 décembre, nous soyons indemnisés sur la base du coût réel. Je laisse les livres de comptes ouverts, pour que chacun puisse contrôler le montant de nos dépenses."

Il faudra trouver un accord avec les Britanniques, sinon il faut repousser la frontière chez eux. 

Jean-Marc Puissesseau ne réclame pas la dénonciation des Accords du Touquet, juste une révision pour permettre d’envoyer la facture aux Britanniques. Il vient d’écrire au Premier ministre, Jean Castex, avec le soutien de la région, qui est propriétaire du port.

Si c'est mieux que la frontière reste à Calais, il faut payer

"Il est peut-être mieux pour tout le monde que la frontière reste à Calais. Mais, dans ce cas, je n'accepte plus ces dépenses, pour faire le boulot des Britanniques. C'est leur travail de contrôler qui entre dans leur pays!"

Nous ne voulons plus assurer gratuitement ce travail.

Mais le port de Calais ne voudrait pas se  retrouver otage d'un bras de fer sur le Brexit. Et il souligne qu'au regard du service rendu, avec ces contrôles au départ de Calais, les 8 millions d'indemnisation ne représenteraient pas grand chose par rapport à ce que les Britanniques peuvent dépenser pour assurer leur intégrité insulaire.

Au tunnel sous la Manche, la situation est un petit peu différente, car les contrôles autour des migrants sont assurés par les douaniers français.

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