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Transports

Intercités Paris-Clermont : une erreur d'un conducteur en cause sur l'incident du 26 juin

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

L'enquête interne de la SNCF a livré ses conclusions concernant l'incident qui avait entraîné un lourd retard pour relier Paris à Clermont en juin. Dans un courrier adressé au maire de Clermont, Guillaume Pépy explique qu'une "erreur du conducteur du train précédent" a fragilisé la caténaire.

Guillaume Pépy l'a reconnu dans une lettre adressée au maire de Clermont Olivier Bianchi
Guillaume Pépy l'a reconnu dans une lettre adressée au maire de Clermont Olivier Bianchi © Maxppp - Arnaud Journois

Clermont-Ferrand, France

L'incident avait été exceptionnel. On en sait plus ce mercredi sur les circonstances techniques concernant le train 5977 qui reliait la capitale à Clermont-Ferrand le 26 juin dernier. 

Les "regrets sincères" du PDG Guillaume Pépy

Dans un courrier adressé au maire de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi, le directeur général de SNCF Mobilités Guillaume Pépy explique qu'une enquête "technique approfondie" avait été diligentée après l'incident. Ses conclusions révèlent qu'il s'agit en fait _"_d'une erreur du conducteur de train précédent lors des procédures complexes de manipulations du pantographe, nécessaires au changement de tension à cet endroit de la ligne". Le PDG précise que cette erreur a ensuite fragilisé la caténaire et entraîné son décrochage lors du passage du train suivant.  

Guillaume Pépy explique aussi dans son courrier que lors de ce trajet compliqué, "aucune société de bus n'a été en moyen de fournir les moyens nécessaires au transport" des 300 voyageurs. C'est pour cela que les passagers ont du être rapatriés sur un autre train. 

Dans cette lettre, même s'il précise que des coffrets repas et des bouteilles d'eau ont été distribuées aux passagers à Nevers, il ne revient pas en détail sur la nuit de galère des usagers, bloqués dans leur train pendant six heures. "C'était l'enfer" avait témoigné l'un d'entre-eux. "On n'a plus de clim, par contre on a ouvert les portes. Les toilettes sont inutilisables et dans le train il fait très chaud. On a grignoté ce qui restait à la voiture-restaurant" nous avait raconté Emeline à l'époque. Le PDG de l'entreprise de transports tient néanmoins a exprimer "ses regrets sincères" face à cette situation "difficile à vivre pour les clients présents à bord."

Une rencontre prévue en septembre avec les différents acteurs 

Suite à cet incident, le PDG explique avoir pris des mesures, comme "un rappel aux conducteurs sur l'ensemble de la procédure" mais aussi "une action d'identification des moyens de transports routiers mobilisables" si un événement devait se produire à nouveau. Cette lettre ne tient pas compte de l'incident qui s'est déroulé la semaine dernière, lorsque 300 passagers ont fait 17 heures de trajet pour relier les deux villes. 

Une réunion est également prévue pour discuter plus largement de l'état de cette ligne. Selon nos informations, elle se déroulerait le 6 septembre, à l'initiative du groupe Centre France. L'association Objectif Capitales, qui a lancé une pétition pour demander une liaison Clermont-Paris en 2 heures 30, annonce qu'elle y participera. Le texte a déjà récolté près de 14 880 signatures.