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Isère : un adolescent autiste se retrouve seul sur le quai d'une gare, ses parents interpellent la SNCF

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Un adolescent de 14 ans atteint d'autisme s'est retrouvé seul sur le quai de la gare de Goncelin, en Isère, pendant plus de 40 minutes ce dimanche. Le train dans lequel il devait entrer et où son père se trouvait, est parti trop rapidement d'après le père qui demande des explications à la SNCF.

Julien, autiste de 14 ans, est resté seul sur le quai de la gare de Goncelin en Isère après que son train est parti sans lui.
Julien, autiste de 14 ans, est resté seul sur le quai de la gare de Goncelin en Isère après que son train est parti sans lui. - Michel Prodhomme

Le père et son fils devaient prendre le train de 16h54 en gare de Goncelin, en Isère, ce dimanche 28 juin, après une balade à vélo, pour rejoindre Grenoble. Le père, Michel Prodhomme, a pu entrer dans le wagon mais son fils, Julien, âgé de 14 ans et atteint d'autisme, n'a pas eu le temps de monter à bord et s'est retrouvé seul pendant plus de 40 minutes sur le quai de la gare. Julien est autiste "non verbal", c'est-à-dire qu'il ne parle pas et communique avec des gestes.

"Ce n'est pas la première fois que nous faisons ce trajet avec le vélo dans le train mais cette fois-ci, je suis monté en premier dans le wagon et le temps que je monte mon vélo, la porte s'est refermée aussitôt derrière moi. J'ai appuyé sur le bouton pour la rouvrir mais ça n'a pas marché et le train a démarré tout de suite après, laissant mon fils sur le quai", raconte le père de famille. 

Plus de peur que de mal

Pris de panique, Michel Prodhomme appelle le numéro d'urgence de la SNCF (le 3117), il relate la situation et la personne au bout du fil lui assure que quelqu'un va venir porter secours à son fils en gare de Goncelin. Le père s'arrête à la gare suivante, celle de Brignoud, située à environ 15 kilomètres, et fait le trajet pour revenir à la gare en vélo. "Je suis arrivée avant les gendarmes et j'ai trouvé mon fils qui n'avait heureusement pas bougé et m'attendait. _Il a dû avoir très peur_, il tenait mon bras, il ne voulait plus que je me sépare de lui et j'ai senti qu'il était stressé."

Plus de peur que de mal, le père et son fils ont pu reprendre le train suivant jusqu'à Grenoble "mais il aurait pu se passer n'importe quoi", souligne Michel Prodhomme. "D'un point de vue physique, mon fils est grand et ne paraît pas handicapé mais d'un point de vue mental, il peut réagir comme un enfant de deux ans et faire des choses imprévisibles ou paniquer. Il aurait pu descendre sur les voies car il n'a pas conscience du danger."

Les parents demandent des comptes à la SNCF

Michel Prodhomme a déposé une réclamation  à la SNCF pour relater l'incident et tenter d'obtenir des explications, notamment sur le temps d'intervention de la SNCF et des gendarmes. "Je ne veux pas jeter la pierre, l'erreur est humaine mais il faudrait faire quelque chose pour que ça n'arrive pas à nouveau. Il faut que le système soit sûr et qu'on ne puisse pas laisser des enfants ou des handicapés à quai". 

Contactée, la direction régionale de la SNCF confirme que le train est resté seulement une minute à l'arrêt "pour respecter l'horaire de départ des train". Elle indique aussi que ce n'est "_pas le rôle du conducteur de vérifier que les passagers sont tous à bord du train_. Leur mission est d'assurer la sécurité". 

Par ailleurs, le temps d'intervention de la gendarmerie est "tout à fait normal" selon la direction qui précise que les gendarmes ont tout de suite été avisés après l'appel du père de famille. 

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