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"Je suis pris en otage" : bloqué au Royaume-Uni, ce routier nordiste demande à être rapatrié en France

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Par , , France Bleu Nord

Depuis dimanche, plusieurs centaines de poids-lourds français sont bloqués au Royaume-Uni à cause du coronavirus. Le gouvernement français tente de trouver une sortie de crise avec Londres, mais l'attente est difficile pour certains chauffeurs qui espèrent voir leurs familles à Noël. Témoignage.

Des centaines de poids-lourds sont bloqués au Royaume-Uni - Photo d'illustration.
Des centaines de poids-lourds sont bloqués au Royaume-Uni - Photo d'illustration. © Radio France - Lisa Guyenne

Ils aimeraient pouvoir passer les fêtes de fin d'années chez eux, en France. Depuis dimanche 20 décembre, plusieurs centaines de transporteurs routiers français sont coincés au Royaume-Uni : les déplacements de l'île britannique vers la France sont en effet suspendus depuis l'apparition d'une variante du coronavirus, potentiellement dangereuse. 

Les discussions entre Paris et Londres se poursuivent à ce sujet. En attendant la sortie de crise, les chauffeurs poids-lourds restent coincés Outre-Manche et stationnent comme ils peuvent à Douvres et ailleurs dans le pays. 

"Je suis bloqué à Newcastle, ça ne sert à rien d'aller jusqu'à Douvres car tout est fermé, raconte Jean-François Coupigny, qui vit à Saint-Omer et travaille pour une entreprise de transports calaisienne. Normalement j'aurai dû être chez moi ce mardi soir."

"Là, je n'ai pas les moyen de me ravitailler en quoi que ce soit, confie le transporteur routier. Je n'ai plus de linge propre à me mettre, sanitairement parlant c'est très compliqué."

Test PCR obligatoire ?

Dans cette situation, le chauffeur de poids-lourds a peur de ne pas pouvoir être chez lui pour les fêtes. "J'ai dit à mes filles que je ne serai pas à là à Noël. J'ai la rage. J'aimerais que les autorités en France me rapatrient, moi et mes collègues chauffeurs."

Une solution est en cours de négociations :  le gouvernement français aimerait  instaurer l'obligation d'un dépistage du coronavirus avant un retour dans l'Hexagone. Si un accord est trouvé, ces transporteurs devraient donc pouvoir rentrer en France dans les prochains jours à condition de présenter un test PCR négatif.

"Qu'ils prennent vraiment leurs responsabilités, reprend le Nordiste qui se sent lâché par les autorités françaises. Avec un test à l'arrivée en France ou un confinement derrière s'ils veulent, mais au moins on sera chez nous. C'est la logique, c'est la base."

Blocus total

"On se croirait en situation de guerre, on impose un blocus total sur un pays, dénonce Jean-François Coupigny. Nous chauffeurs, on a quasiment aucun contact, le taux de transmission est minime, mais on est en train d'empêcher le transport de marchandises vitales à toute une population."

Ces derniers jours, lui a livré de la farine de maïs au Royaume-Uni pour fabriquer du pain. "Je pense à toutes les populations qui ont besoin que les choses se fassent normalement. Moi je suis pris en otage, je ne peux pas rentrer chez moi. Et on est en train de prendre tout un pays en otage." 

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