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Transports

L'aéroport de Bordeaux-Mérignac vise les 10 millions de voyageurs à l'horizon 2023

jeudi 28 mars 2019 à 18:18 Par Camille Huppenoire, France Bleu Gironde

L'Aéroport de Bordeaux a présenté ce jeudi un programme de développement ambitieux, estimé à 140 millions d'euros. Objectif : développer les capacités d'accueil pour répondre à une demande en augmentation constante depuis 2009.

La nouvelle jetée internationale pour le Hall A prendra le nom de "Satellite 3".
La nouvelle jetée internationale pour le Hall A prendra le nom de "Satellite 3". - Dufon-Architectes

Bordeaux, France

C'est une opération de remise à neuf et de développement de grande envergure pour l'Aéroport de Bordeaux. D'ici 4 ans, 140 millions d'euros vont être investis pour rénover les installations existantes et construire de nouvelles infrastructures. Un programme de développement ambitieux mais indispensable, a expliqué le directeur Pascal Personne. Car depuis 2009 et l'ouverture de son terminal low-cost "billi", l'aéroport de Bordeaux-Mérignac voit son nombre de voyageurs augmenter (de 3,3 millions en 2009 à 7,5 millions attendus cette année), et sa capacité d'accueil atteint ses limites. "On est un peu serrés dans nos murs !" sourit Pascal Personne.

10 millions de passagers attendus en 2023

L'Aéroport de Bordeaux se donne pour ambition, et pour slogan, d'être "l'aéroport de demain." Sur les 140 millions d'euros investis, la moitié provient de fonds propres, constitués grâce au dynamisme des dernières années.  Accueillir plus de passagers veut dire augmenter la capacité des infrastructures, fluidifier les déplacements piétons et automobiles dans l'aéroport, construire une nouvelle jetée internationale (le Satellite 3), proposer plus de confort aux voyageurs, pour le stationnement notamment. Avec 10 millions de passagers espérés en 2023, c'est toute l'organisation de l'aéroport qui doit être repensée et redessinée.

La galerie d'embarquement de la future jetée internationale. - Aucun(e)
La galerie d'embarquement de la future jetée internationale. - Dufon Architectes

Des nuisances supplémentaires ? 

Avec la hausse prévue de la fréquentation, et les nouvelles liaisons aériennes dont 18 vont ouvrir dès cet été (dont une surprenante Bordeaux-Nantes, visant les voyageurs d'affaires pressés)le programme de développement pose la question des nuisances, environnementales mais aussi sonores et visuelles, pour la population qui vit à proximité de l'aéroport. Le directeur Pascal Personne se veut rassurant : le nombre d'avions ne va pas exploser, assure-t-il, et des insonorisations de bâtiments sont prévues. 

L'axe environnemental "intégré au développement"

Aux questions sur la pollution représentée par l'ouverture de nouvelles lignes, la direction de l'aéroport présente ses mesures pour favoriser la transition énergétique de l'aéroport même. A défaut de réduire la voilure sur les avions et le kérosène qu'ils consomment, l'aéroport vise la neutralité carbone des infrastructures et va s'engager cette année dans un programme européen de réduction des consommations d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre pour les aéroports. Récupération d'eau de pluie, matériaux durables, éclairages naturels : là aussi, les travaux à engager sont importants. 

Stéphane Teule-Gay, directeur des Opérations Techniques : "Un programme de maîtrise environnementale"

Avec, en parallèle, les travaux pour l'extension du tram jusqu'à l'aéroport (2022) et ceux routiers pour les nouvelles navettes, ainsi que la construction d'un pôle tertiaire et hôtelier (un hôtel de luxe de 170 chambres) à deux pas de l'aéroport, c'est un très vaste chantier qui va s'ouvrir dès cette année. La direction le promet, le trafic ne sera pas impacté, même s'il faudra sûrement s'adapter pour se déplacer au milieu des zones de chantier.