Transports

L'aéroport de Tours change de concessionnaire

Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine vendredi 2 septembre 2016 à 5:00

Des passagers de la ligne Tours-Marseille
Des passagers de la ligne Tours-Marseille © Maxppp - Patrice Deschamps

La société canadienne SNC Lavalin, exploitant de l'aéroport, va vendre ses parts à une société d’ingénierie et un fonds d'investissement. Alors quel est l'avenir du site aéroportuaire qui a enregistré une hausse de fréquentation de 8%.

L'aéroport de Tours change de mains. La société canadienne SNC Lavalin, exploitant de l'aéroport, va vendre ses parts à une société d'ingéniérie et un fonds d'investissement. Une vente qui s'explique par l'abandon des activités du groupe SNC Lavalin en France.

Quel avenir pour l'aéroport de Tours à l'heure où l'école de chasse va déménager vers Cognac avec une bonne partie des moyens humains ?

Au moment où l'aéroport de Tours marche fort, +8% de clients en juillet, 200 000 passagers par an, est-ce que cette vente risque d'avoir un impact négatif sur l'avenir de l'aéroport ? Pour Serge Babary, 1er vice président de Tours Plus, la réponse est non. L'élu est même plutôt optimiste.

Des garanties ont été apportées en terme d'emplois

Car la première bonne nouvelle, c'est que la société d’ingénierie Impact Holding et le fonds d'investissement Ciclad auront obligation de reprendre l'ensemble du personnel, c'est à dire une quarantaine d'emplois. L'autre bonne nouvelle, c'est que le repreneur ne pourra pas faire n'importe quoi. Comme la SNC Lavalin, il sera soumis au contrat de délégation de service public de l'aéroport qui court jusqu'en 2022. Son patron et financeur reste le Syndicat Mixte, composé de Tours Plus, du Département, de la Région et de la CCI. En fait, le problème c'est surtout que l'arrivée de ce nouvel exploitant ne doit pas donner un coup d'arrêt au développement de l'aéroport qui est en pleine expansion : +8% de hausse de fréquentation en juillet, soit 200 000 passagers l'an dernier.

Serge Babary, le 1er vice pdt de Tours Plus, en est bien conscient : "Il est indispensable, dit-il, et ce sera une exigence de Tours Plus, que le repreneur poursuive le développement commercial de l'aéroport..."

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