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Transports

Vinci remporte l'appel d'offres pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry

jeudi 28 juillet 2016 à 18:30 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère

Le ministère de l'Economie a tranché aujourd'hui. L'Etat a vendu les 60% des parts des aéroports de Lyon Saint-Exupéry et de Bron qu'elle détenait. Le vainqueur de l'appel d'offres : le consortium mené par le groupe Vinci pour 535 millions d'euros. La signature officielle aura lieu à l'automne.

L'aéroport de Saint-Exupéry et celui de Bron sont vendus par l'Etat pour refinancer certaines entreprises, dont EDF et Areva
L'aéroport de Saint-Exupéry et celui de Bron sont vendus par l'Etat pour refinancer certaines entreprises, dont EDF et Areva © Radio France

Lyon Saint Exupéry Aéroport, Colombier-Saugnieu, France

Le consortium mené par Vinci a donc remporté la mise. Les 60% de part de la société Aéroports de Lyon que l'Etat détenait sera vendue 535 millions d'euros. Vinci (51% des parts de l'Etat), a fait équipe avec Predica (filliale du Crédit Agricole, 24,5% des parts) et la CDC (Caisse des Dépôts, 24,5% des parts) pour remporter la mise.

Les pistes, les murs, les terrains de l'Aéroport restent la propriété de l'Etat, qui demeure la seule autorité en ce qui concerne les horaires d'ouverture, les nuisances sonores, et le service public. L'Etat approuvera également chaque année les tarifs de redevance des aéroports. Le ministère de l'Economie précise que cette vente afin de soutenir d'autres entreprises dont elle détient des parts. La vente contribuera également au désendettement de l'Etat.

535 millions d'euros

L'offre du consortium était la plus importante au niveau financier, plus haute que celle de l'autre candidat, le groupe d'investissement australien Macquarie. "Mais les autres critères pour la concession étaient également mieux remplis", précise Bercy. Parmi ces critères : l'expertise en matière de gestion, le développement de l'aéroport, et la contribution au développement économique, touristique, et social du territoire.

"Le projet de développement de long terme proposé par le consortium est ambitieux, et s'appuie sur le dynamisme du territoire rhônalpin", indique l'entourage du ministre de l'économie Emmanuel Macron. Le consortium s'engage à promouvoir le développement professionnel des salariés de l'entreprise Aéroports de Lyon, et à poursuivre les actions afin de limiter l'impact sur l'environnement.

Signature officielle à l'automne

La concession coïncide avec celle de l'aéroport de Nice (1 milliard 222 millions d'euros). Les opérations seront effectives à l'automne, l'Etat n'annonce aujourd'hui que les repreneurs pressentis. Le consortium devra attendre la consultation des instances représentatives du personnel et la validation de l'Autorité de la Concurrence.

L'Etat touchait trois millions d'euros de dividendes chaque année grâce aux Aéroports de Lyon. La concession (ce n'est pas une vente, car l'Etat conserve les murs), coure jusqu'en 2047.

Quelques chiffres

  • - 8,7 millions : le nombre de passagers en 2015 à l'aéroport de Saint-Exupéry, dont 65% à l'international
  • - 3 : l'aéroport Lyon-Bron est le 3e aéroport d'affaires en France
  • - 160,5 millions : le chiffre d'affaires de la société Aéroports de Lyon en 2015, avec un excédent brut de                               54,2 millions
  • - 250 : le nombre d'employés de la société Aéroports de Lyon

Concernant les autres actionnaires (la CCI Lyon Métropole possède 25%, la Métropole de Lyon 7%, la Région Auvergne-Rhône-Alpes 5%, et le Département 3%), l'Etat assure que le processus s'est fait en "étroite collaboration avec les collectivités locales". La Métropole de Lyon et la Communauté de Commune de l'Est Lyonnais ont ainsi donné leur avis : ils préféraient aussi l'offre formulée par Vinci.

Laurent Wauquiez absent lors de la concertation

Le ministre de l'Economie a d'ailleurs informé les différents acteurs de la décision de l'Etat hier lors d'une conférence. Parmi les propriétaires des Aéroports de Lyon, seule la région et son président Laurent Wauquiez étaient absents lors de cette conférence. Le numéro deux des Républicains et le président du Département du Rhône, Christophe Guilloteau, avaient déposé un recours hiérarchique, sans conséquence judiciaire, concernant la procédure de vente.

Les deux hommes contestaient le fait que l'Etat ait réduit le nombre de candidats de six à deux, sans les prévenir. Pour Bercy, il s'agissait de "respecter la procédure, les candidats écartés ne remplissant pas la totalité des critères énoncés par le cahier des charges".

"Une bonne nouvelle pour l'emploi"

La Chambre de Commerce et d'Industrie s'était également retirée de la concertation suite à la réduction du nombre de candidats de six à deux. Le président, Emmanuel Imberton, a déclaré à France Bleu Isère être déçu par la forme de concertation :

L'état aurait pu s'éviter des maladresses sur cette concertation. Nous avons, en tant qu'actionnaires un goût d'inachevé, dans la mesure où nous n'avons pas eu accès aux différentes offres proposées.

La CCI a donc refusé de servir de caution au choix de l'Etat, "même si nous n'avions rien contre les deux finalistes", précise Emmanuel Imberton. Sur le fond en revanche, le président se dit satisfait de la victoire d'un "champion français reconnu dans le monde aéroportuaire".

Nous pensons que la stratégie qui nous avait été présentée lors du premier rendez-vous avec Vinci permettra de donner un nouvel élan à notre aéroport.

Le Président de la CCI regrette donc la forme des négociations mais pas leur aboutissement. "Lorsque vous faîtes un tel investissement c'est que vous avez un projet de développement très fort, c'est une bonne nouvelle pour l'emploi dans la région".