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L'aéroport Toulouse Blagnac prépare l'après-crise : "nous savons que ça va repartir", dit Philippe Crebassa

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Par , France Bleu Occitanie

Après une année noire pour le trafic aérien, Toulouse Blagnac se prépare à redécoller. Le site veut attirer de nouveaux voyageurs, avec notamment une nouvelle identité visuelle.

Philippe Crebassa, Président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac
Philippe Crebassa, Président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac © Radio France - Mathieu Ferri

L’aéroport de Toulouse-Blagnac à la relance, après une année très difficile. Le site vient de lancer un plan sur cinq ans pour redynamiser ses activités, alors que les contraintes sanitaires sont levées peu à peu. L'aéroport vient notamment de changer de logo. Interview de Philippe Crebassa, le président du directoire de Toulouse-Blagnac.

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Quand on parle d'année noire, ça veut dire quoi ? 

Ça veut dire un trafic passager divisé par trois. Un trafic que nous faisions en 1989 et une perte sèche de 11 millions d'euros pour l'année 2020. On est mobilisés avant tout pour tenir, tenir aussi longtemps que possible et se préparer à la relance. C'est ce que nous avons fait. Nous sommes à 19% au premier trimestre, soit 400.000 passagers alors que sur une année normale, c'est neuf millions. 

Qu'est ce qui a le plus souffert ?

Ce sont avant tout les vols internationaux. Il y a aussi le trafic affaires, qui a beaucoup souffert. 

Pourquoi la clientèle affaire ? 

Pour plusieurs raisons. D'abord, les entreprises souffrent et donc au travers des plans d'économies, les budgets de déplacement sont bien sûr revus à la baisse, mais également de manière plus structurelle. Les entreprises utilisent beaucoup plus les moyens de visioconférence, de téléconférence pour les réunions et cela se ressent sur leurs déplacements. 

Alors, quand on va finir la crise, est ce que vous arrivez à vous projeter ? 

Personne ne sait vraiment dire. Ce que je peux partager avec vous aujourd'hui, ce sont les projections faites par les grandes associations internationales de compagnies aériennes et d'aéroports entre 2024 et 2028. L'intervalle est large, mais cela dépendra aussi des régions du monde. En Europe, on peut tabler sur 2025 2026. 

Alors, comment on peut renverser la tendance ? 

Nous sommes à la relance. Nous proposons un dispositif sanitaire performant dans l'aérogare. Notre première priorité, c'est d'offrir aux passagers un voyage agréable et serein. Les passagers peuvent revenir à l'aéroport et profiter des 66 destinations que nous proposons cet été avec 25 compagnies aériennes, principalement sur l'Europe et le Maghreb. Il y a aussi des parcours dédiés pour certaines catégories de passagers. Aussi, de tout nouveaux services, comme ce passage prémium dédié aux voyageurs fréquents voyageurs d'affaires qui leur permet de traverser le contrôle sûreté de manière privilégiée et optimiser leur temps ainsi que leur confort.

Vous lancez aussi une nouvelle identité visuelle, ça change quoi ? 

Nous nous offrons un nouvel univers. L'ancien logo nous a accompagné depuis vingt ans, tout au long de nos transformations. Il était temps de porter un regard neuf sur notre image.  C'est aussi et surtout un nouvel univers graphique avec des lignes, des courbes, des couleurs, qui immerge le client dans une ambiance qui respire l'accueil, la chaleur et la bienveillance. Ce sont des lignes courbes qui expriment une certaine douceur et ce sont aussi des couleurs. Les couleurs sont un hommage à notre région, sa chaleur, sa diversité et son ciel si particulier. 

Qu'est-ce que vous attendez du pass sanitaire ? 

Ce que l'on observe dans les espaces géographiques où les contraintes de circulation sont homogènes, comme en Chine ou aux Etats-Unis, c'est un trafic qui est reparti. Donc, dès que l'Europe aura mis en œuvre ces conditions de circulation homogène nous rattraperont notre retard. Le plus tôt sera le mieux. 

Est-ce que vous craignez l'arrivée de la LGV ?

Ça fait plus de 40 ans que les lignes à grande vitesse font partie du paysage en France. Ça fait partie de la culture des Français. En tant que Toulousain, je me réjouis de l'arrivée de la LGV. Nous avons plus d'une dizaine d'années pour s'y préparer. Ce n'est pas incompatible.

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