Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

L'autoroute A31, objet de tous les contrôles

jeudi 28 septembre 2017 à 6:00 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Baptisée "CARS", une opération de police s'est tenue pendant deux jours sur l'A31 en Lorraine. Il s'agissait de lutter contre le trafic de véhicules et de pièces détachées.

Police aux frontières, douane, CRS autoroutière: trois corps de police ont réuni leurs efforts dans le but de lutter contre les trafics de vols de véhicules ou de pièces détachées.
Police aux frontières, douane, CRS autoroutière: trois corps de police ont réuni leurs efforts dans le but de lutter contre les trafics de vols de véhicules ou de pièces détachées. © Radio France - Jordan Muzyczka

Thionville, France

Environ 100.000 véhicules sont volés chaque années dans l'Hexagone. Un nombre constamment en baisse. Le revers de la médaille est que la proportion dont on ne retrouve jamais la trace, elle, augmente. Et pour cause. Bien souvent, ils sont revendus à l'étranger. C'est contre ce trafic illégal de véhicules et de pièces détachées qu'entend lutter l'opération de police "CARS".

L'opération de police interministérielle regroupait le 26 et 27 septembre la police aux frontières de Thionville, épaulée par les forces des douanes et les unités CRS du secteur. Leur cible : l'autoroute A31. 100.000 véhicules empruntent quotidiennement cette autoroute qui traverse la Lorraine du nord au sud. Mais elle est surtout un axe stratégique pour d'éventuels trafiquants: porte de sortie française et point d'entrée vers le Luxembourg, puis l'Allemagne ou la Belgique.

Contrôles sur place et accélérés

La région Grand-Est possède, depuis 2017, un laboratoire mobile d'analyse. A l'intérieur de, tout le matériel nécessaire à la détection de faux papiers d'identité y est présent. - Radio France
La région Grand-Est possède, depuis 2017, un laboratoire mobile d'analyse. A l'intérieur de, tout le matériel nécessaire à la détection de faux papiers d'identité y est présent. © Radio France - Jordan Muzyczka

La libre circulation au sein des États membres de l'espace Schengen (dont font partie la France et tous ses pays voisins) oblige les agents en faction à devoir séparer le bon grain de l’ivraie et à procéder à des contrôles précis. Durant ces deux jours, leurs priorités ont été les véhicules de luxe ainsi que les plus imposants, comme les utilitaires. Une manière de conduire suspecte ou une plaque d'immatriculation étrangère sont souvent les premiers éléments qui poussent les hommes de la sûreté publique à agir.

Les suspects doivent alors montrer pattes blanches. Les douanes fouillent le véhicule; tandis que la police aux frontières vérifie l'authenticité des papiers... sur place: "Grâce à des laboratoires mobiles d'analyses", souligne Christian Lajarrige, directeur de la police aux frontières.

"Tout le matériel que nous pourrions avoir dans un bureau est présent sur les lieux d'intervention".

Les agents peuvent par exemple agrandir l'image du passeport sur un écran afin d'observer que tous les filigranes sont bien homologués et présents. Les ordinateurs sont reliés à la base d'information Schengen, de sorte que la France puisse savoir que telle personne est déjà connue ou non de la justice dans un autre pays de l'Union européenne.

Pour l'heure, la région Grand-Est vient tout juste d'obtenir, en 2017, ce premier laboratoire mobile. Avant la fin de l'année, un second viendra compléter les rangs.