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Dossier : Le projet de l'A45 entre Saint-Étienne et Lyon

L'Autoroute A45 ne se fera pas entre Saint-Étienne et Lyon

C'est la fin d'un serpent de mer de plus de 30 ans. La fin du projet d'une second autoroute entre Saint-Etienne et Lyon. La déclaration d'utilité publique, la DUP, de l'A45 arrive à expiration ce jeudi. Elle avait été signée il y a 12 ans, le 16 juillet 2008.

Un tag contre l'A45 à Sorbiers (Loire)
Un tag contre l'A45 à Sorbiers (Loire) © Radio France - Mathilde Montagnon

C'est ce jeudi que prend fin la déclaration d'utilité publique du projet d'autoroute A45. Elle avait été signée le 16 juillet 2008 par le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo pour une durée de douze ans. Sans prorogation, la DUP tombe et avec elle, la possibilité de lancer les travaux de cette seconde autoroute envisagée entre la Fouillouse et Brignais. 

Si l'enterrement est définitif désormais, dès octobre 2018, le gouvernement avait annoncé qu'il abandonnait ce projet préférant améliorer l'autoroute A47 existante et la liaison ferroviaire. Mais le président de la fédération du BTP de la Loire Thierry Vidonne reproche à la ministre de stransports Elisabeth Borne une certaine forme de "dédain et de mépris" dans la gestion de ce dossier "elle devait venir sur le territoire pour en discuter avec les élus, elle ne s'est même pas déplacée. Elle a attendu que la DUP meurt. Le dossier a été pourri. L'État n'a pas tenu parole. C'est une grande désillusion et une grande perte". 

Du côté des opposants, la fin de l'A45 est un véritable soulagement après des années de combat. Jérome Guinand, agriculteur à Mornand, dont la ferme devait être coupée en deux par l'A45, se souvient de l'été 2017 qui a fait toute la différence "le rassemblement de Saint-Maurice-sur-Dargoire a fait basculer le projet. Il y a eu la pression des citoyens et des agriculteurs. 140 tracteurs réunis ce jour-là, ce n'est pas rien". 

Et maintenant ? 

Partisans et opposants sont d'accord sur un point : il faut améliorer l'offre de la transport, la circulation entre Saint-Étienne et Lyon.  Le chiffre de 80.000 véhicules par jour est régulièrement avancé sur cette A47, relativement étroite et engorgée, matin et soir. Depuis plusieurs mois, des réunions de travail ont été lancées par la Préfecture de Région. 

Des propositions d’alternatives concrètes pourraient présentées à l'automne 2021. Parmi les pistes : la question de Givors (un doublement du pont actuel ou la création d'un second pont),  l'amélioration de la liaison TER entre Lyon et Saint-Étienne (plus de trains ou des trains plus longs).

Mais pour Julia Lourd la présidente du collectif de sauvegarde des Coteaux du Jarez il faut également réfléchir à l'offre de transports dans la vallée du Gier. "Nous voulons que soient étudiées des solutions de transport tous les quart d’heure, cadencées, entre Terrenoire et La Madeleine. On a pris une génération de retard, on a laissé mourir la vallée du Gier". 

Un sentiment de gâchis partagé par Georges Ziegler, le Président du conseil départemental de la Loire, farouche partisan de l'A45, qui s'inquiète pour les futurs travaux de rénovation de l'A47 "un jour ou l'autre il faudra faire des travaux sur le viaduc de Rive-de-Gier, des travaux de réfection de la chaussée. Ce jour-là on amènera la circulation dans la vallée. Les maires et tous les habitants vont comprendre la souffrance de ce trafic". 

Quels financements ?

Le chantier de l'A45 était évalué à un peu plis 1.5 milliard d'euros. Payé moitié-moitié par des fonds privés et publics. L'État a décidé de sanctuariser sa part. Les 400 millions d'euros dédiés à l'A45 doivent être réinvestis dans les alternatives à cette autoroute. 

En revanche, ce n'est pas le cas des collectivités locales : la Région le Département et Saint-Étienne-Métropole  avaient promis un peu plus de 130 millions d'euros chacun. Des sommes qui devaient être empruntées pour construire l'A45 et qui ne pourront pas être investies dans un autre projet. 

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