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L'entrepreneur corse Patrick Rocca choisi pour reprendre la SNCM

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu
Marseille, France

L'entrepreneur corse Patrick Rocca a été choisi vendredi par le tribunal de commerce de Marseille comme repreneur de la compagnie maritime SNCM qui avait été placée en redressement judiciaire en novembre 2014. Les salariés se mettent en grève

SNCM et CMN à quai à Marseille
SNCM et CMN à quai à Marseille © Radio France - Patrick Rossi

Le projet de reprise de Patrick Rocca, 50 ans, dont le groupe comprend 27 sociétés dans le transport, l'immobilier ou les déchets, a été choisi vendredi par le tribunal de commerce de Marseille.

845 emplois conservés sur 1 400

Patrick Rocca, condamné en février 2014 pour escroquerie et abus de bien social, prévoit de reprendre 845 salariés (873 en comptant les filiales) sur environ 1 400 en CDI, soit la suppression de quelque 500 emplois. Il faisait figure de favori. Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, s'était prononcé en sa faveur.

Pour Patrick Rocca, ce n'est pas une victoire car aujourd'hui nous avons une pensée pour les salariés qui, malheureusement, vont devoir être licenciés. On a un espoir, quand même, celui d'une compagnie qui soit apaisée. On a l'envie de construire quelque chose avec les salariés, au profit des clients et mettre fin à la caricature de la SNCM. Aller de l'avant.

Alain Guidi, avocat de Patrick Rocca, au Tribunal de Commerce de Marseille

© Radio France - Alain Guidi, avocat de Patrick Rocca

Trois autres projets de reprise avaient été déposés : par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, le groupe Baja Ferries et l'ex-directeur du port de Marseille, Christian Garin, associé à l'armateur grec Arista.

Préavis de grève maintenu 

Dans la foulée de l'annonce du repreneur, les salariés de la SNCM ont décidé à l'unanimité lors d'une assemblée générale de se mettre en grève dès ce vendredi. Tous les bateaux de la compagnie maritime sont occupés, ce qui entraîne l'annulation de trois traversées vendredi soir.

Malheureusement, toutes les solutions qui doivent sécuriser l'emploi et apporter des solutions pour les salariés licenciés ne sont pas au rendez-vous. On ne peut que regretter la décision du Tribunal de Commerce alors que la trésorerie, grâce aux efforts des salariés, permettait encore à l'entreprise de poursuivre ses activités pendant de nombreux mois.

Frédéric Alpozzo, porte-parole des marins CGT.

Frederic Alpozzo, porte-parole des marins CGT
Frederic Alpozzo, porte-parole des marins CGT © Radio France

Jeudi, Corsica Maritima avait pour sa part annoncé son intention d'ouvrir des lignes au départ de Toulon si son offre n'était pas retenue par le tribunal.Des négociations menées par le Préfet vont désormais débuter sur l'avenir des 583 salariés bientôt licenciés par la SNCM. Le changement de pavillon sera officiel début 2016. La SNCM deviendra alors la CMM (Compagnie Maritime Méridionale), sans changer de couleurs et avec l'objectif d'intensifier les liens avec le Maghreb.

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