Transports

L'Etat lance sa plateforme pour héler un taxi depuis un smartphone

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu samedi 17 octobre 2015 à 18:16

© Radio France

Le gouvernement lance sa base de données de taxis, à disposition des applications privées. Objectif : plus de taxis pour les clients... et plus de clients pour les taxis.

L'Etat lance une plateforme qui va rassembler tous les taxis professionnels de France. Les données mises en commun serviront aux applications pour  smartphone des sociétés de taxi, et aux applis qui rassemblent des taxis indépendants. L’objectif,  c'est de proposer plus de taxis, plus vite aux utilisateurs qui veulent héler un taxi dans la rue.

"Cette plateforme est d'intérêt général. Le client verra tous les taxis de toutes les sociétés qui se trouvent autour de lui" André Dorso, le directeur du projet

La base de données s'appelle le.taxi. C'est une des conséquences de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014,  pour moderniser la profession. La plateforme pourrait réunir plus de 50.000 chauffeurs partout en France. Les applis pourront se servir dans la base de l'état. Mais ne cherchez pas l'appli le.taxi sur votre smartphone : elle n'existe pas. Cette plateforme,  c'est en fait une base de données avec tous les taxis volontaires. Elle sera mise à disposition des applications privées qui existent déjà. A la clé, un service plus rapide pour les clients.

André Dorso, le directeur du projet le.taxi

 

Les VTC en embuscade

Le directeur du projet souhaite aussi que les sites qui permettent de calculer les itinéraires, comme Google Maps ou Les Pages Jaunes, fassent figurer un bouton "J'y vais en taxi", comme pour le train ou la voiture. 

Mais la base de données pourra aussi être utilisée par des sociétés qui proposent à la fois des taxis et des VTC, des voitures avec chauffeur. Ce qui veut dire que les taxis pourraient se retrouver à faire fonctionner des applicaitons qui rendent service aux VTC, leur ennemi juré. Mais pour le moment seules des applis de taxi professionnels sont agréées. Le service devrait fonctionner d'ici la fin de l'année. La mise en place de la base de données coûte 300.000 € à l'Etat.