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Transports

L’éthylotest anti-démarrage arrive d'ici la fin mars dans le Puy-de-Dôme

lundi 4 février 2019 à 0:14 - Mis à jour le lundi 4 février 2019 à 13:55 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne

Le dispositif était expérimenté l'année dernière dans cinq départements, désormais il peut être déployé dans toute la France. L’éthylotest anti-démarrage est une alternative à la suspension de permis et va être mis en place dans le Puy-de-Dôme.

Un exemple d'éthylotest anti-démarrage
Un exemple d'éthylotest anti-démarrage © Radio France - Emmanuel Moreau

Auvergne, France

C'est un accident dramatique qui a fini de convaincre la préfète du Puy-de-Dôme ; le 19 janvier dernier, une femme et sa fille sont tuées près de Mozac, leur voiture a été percutée par le véhicule d'un chauffard ivre. L'EAD (Ethylotest Anti-Démarrage) va donc devenir une alternative à la suspension de permis dans le Puy-de-Dôme à partir du mois de mars.

Le système existe déjà depuis longtemps sur les bus, 2010 pour les véhicules neufs, 2015 pour ceux qui n'étaient pas encore équipé. Pour les automobilistes, il pourra être proposé aux conducteurs qui risquent une suspension de permis pour alcoolémie (sans dépasser 1,8 g/l), à condition qu'ils ne soient pas récidivistes ou aient commis plusieurs infractions en même temps. Le permis de conduire est remplacé par un arrêté préfectoral le temps de la suspension administrative. Cela permet notamment d'éviter un risque de perte d'emploi pour l'automobiliste ayant commis le délit.

Encore faut-il que le contrevenant accepte, car tous les coûts sont à sa charge et le système est cher. Il faut compter environ 1.500 €uros pour son installation, un peu plus d'une centaine d'€uros par mois si on préfère la location. 

Un second souffle

Le principe de l'EAD est simple : on souffle et on peut démarrer si le contrôle est négatif. Pour fonctionner, un boitier est installé dans le moteur, relié à la batterie, et un éthylotest dans l'habitacle. Mais ce système est protégé par plusieurs sécurités, pour éviter les fraudes. D'abord, il faudra souffler une seconde fois. L'EAD va le demander de manière aléatoire entre 5 et 30 minutes après le départ, l'automobiliste a alors 20 minutes pour s'arrêter et s'exécuter. Une sécurité pour éviter qu'une autre personne ne souffle avant de laisser partir le conducteur seul ou bien qu'il n'était pas en phase d'alcoolémie ascendante. Si le contrôle est positif, le système est bloqué et la voiture devra être dépannée par un installateur agréé (un seul pour le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Haute-Loire, installé à Lempdes). 

Le système détecte aussi la température de l'air soufflé qui doit être à la température du corps, pour éviter d'utiliser l'air d'un compresseur ou d'un ballon. Il analyse également la puissance du souffle et fait la différence entre un adulte et un enfant. Enfin les données sont conservées 45 jours pour pouvoir être vérifiées à n'importe quel moment.